Sur le lac d’Arjuzanx ou d’autres plans d’eau du département, le float tube permet de pêcher dans des zones inaccessibles à pied, pour un coût bien inférieur à celui d’un bateau. Mais qu’est-ce que le float tube ? Littéralement « tube flottant » en français, en référence aux chambres à air qui assurent sa flottaison, cette petite embarcation monoplace séduit de plus en plus de pêcheurs. Elle offre un accès privilégié à des coins de pêche étroits ou permet simplement de profiter d’une session de pêche au milieu d’un plan d’eau, les pieds dans l’eau, sans nécessiter l’achat d’un bateau.
Une initiation au lac d’Arjuzanx
Le rendez-vous est donné au lac d’Arjuzanx par Pierre Férot, animateur à la Fédération de pêche des Landes. Un float tube en PVC déjà gonflé nous attend, avec tout l’équipement nécessaire pour pêcher les carnassiers. La première étape consiste à enfiler les « waders », des cuissardes de pêche qui remontent jusqu’au torse. Elles permettent de rester au sec une fois assis dans l’embarcation. Autre accessoire indispensable : les palmes, sans lesquelles il est impossible de naviguer efficacement. Il est toutement conseillé de les mettre une fois dans l’eau, car « on peut facilement tomber en marchant avec », prévient Pierre Férot.
Un équipement léger et facile à transporter
Le float tube est très léger, environ 5 kilos, ce qui le rend facile à transporter jusqu’à la berge. Une fois immergé jusqu’aux genoux, on s’assoit dans le siège et on enfile les palmes. L’animateur explique la manœuvre : « Le float tube se pilote à la force des jambes, avec la particularité qu’on tourne le dos à la direction vers laquelle on se dirige. » La prise en main est rapide, sauf pour les virages qui nécessitent un mouvement particulier des jambes, maîtrisé après quelques minutes.
Un effort physique non négligeable
« C’est assez physique de parcourir une longue distance », confie Pierre. Après seulement une dizaine de mètres, les jambes commencent à chauffer. Les battements sollicitent l’ensemble de la chaîne postérieure : quadriceps, ischio-jambiers et mollets fatiguent rapidement. Mais la pêche est un sport de patience, et Pierre Férot avoue utiliser son float tube dès qu’il a du temps libre : « Je peux passer plus de 6 heures assis dessus si les conditions sont bonnes. » Même par temps froid, ce passionné n’hésite pas à se jeter à l’eau, mais il insiste sur l’importance de bien se couvrir : sous la combinaison, il porte une grosse paire de chaussettes, un bonnet et des gants, et fait des pauses régulières hors de l’eau pour se réchauffer.
Un engin populaire chez les jeunes
Inventé dans les années 1940 aux États-Unis, le float tube est aujourd’hui très populaire, notamment auprès des jeunes pêcheurs. Le département des Landes compte environ 24 000 titulaires de la carte de pêche, dont un tiers a moins de 18 ans. « Des créateurs de contenu se filment sur leur float tube. Ça peut donner envie aux plus jeunes qui veulent faire comme eux », pense Pierre Férot. La Fédération de pêche des Landes organise plusieurs fois par an des initiations au float tube pour les marins d’eau douce.
Un prix attractif
Au-delà de sa facilité d’utilisation, sa taille (environ 1,50 m de long pour 1,10 m de large) et son prix sont très attractifs. Comptez environ une centaine d’euros, contre plusieurs milliers pour un bateau. Pour ceux qui redoutent l’effort physique, un petit moteur peut être ajouté pour quelques centaines d’euros supplémentaires, mais cela réduit considérablement la discrétion de l’engin, ce qui est dommageable pour un pêcheur. Après près d’une heure à patauger dans les eaux calmes du lac d’Arjuzanx, il est temps de regagner la terre ferme. Pas de prise ce jour-là, la saison ouvrant ce samedi 25 avril, mais l’expérience suffit pour apprécier l’embarcation.



