La grande échéance de la saison 2025-2026 se profile pour les élèves de l'Académie dacquoise de billard. Depuis l'ouverture de son école en janvier 2026, l'association prépare activement ses 37 membres aux examens des Brevets de bronze, d'argent ou d'or. L'épreuve fédérale aura lieu le mardi 9 juin à Bayonne.
Des figures imposées pour décrocher le brevet
Les candidats devront enchaîner des figures imposées, utilisant une queue et trois billes à faire s'entrechoquer dans un ordre précis sur un tapis sans trou. Le programme comprend 24 situations de jeu, allant des coups de base aux notions de regroupement ou de rappel des billes pour les niveaux avancés. Chaque figure autorise trois essais pour accumuler les points nécessaires à l'obtention du diplôme.
Des entraînements hebdomadaires
Pour préparer ce brevet, comparable aux étoiles des skieurs, les pratiquants s'entraînent chaque mardi matin à partir de 9 h 30. L'association envisage de passer au mercredi pour la saison prochaine, afin de permettre aux jeunes de moins de 18 ans de découvrir gratuitement ce jeu. « Durant ces séances, qui ne sont pas des cours mais plutôt des animations, on mêle technique et pratique, en fonction du niveau du joueur », explique Robert Denjean, le président de l'Académie.
La technique au service du jeu
Des lignes blanches tracées à la craie sur les six billards indiquent les trajectoires, montrant que la bille est une partenaire capricieuse. L'équerre graduée sert à positionner les billes tel un repère sur une carte au trésor. La répétition du geste s'apparente aux gammes du musicien. « Il faut choisir le bon angle pour bien caramboler », souligne le président. Le jeu à la française se distingue par sa subtilité, avec des contrats de points à obtenir, une recherche de géométrie parfaite et une harmonie entre intention et mouvement.
Les coups de base
Le joueur dispose de quatre coups pour construire sa phase : le coulé, le rétro, le piqué et le massé. Ces figures de style donnent une rotation aux billes qui défie l'entendement sur les surfaces de jeu, allant de 2,80 m pour quatre billards à 3,10 m pour les deux autres.
Des formateurs expérimentés
L'école s'appuie sur Claude Dissaux, Louis Bertoni et Jean Lavigne, tous détenteurs du certificat fédéral d'animateur de club. Ils dispensent des enseignements aux néophytes comme aux joueurs confirmés. « Il y a quand même un monde entre la façon dont on joue et celle des très bons joueurs », admet Hubert Prospero, un septuagénaire originaire de Thionville qui a rejoint l'Académie il y a un an, en souvenir de ses jeunes années passées dans les bistrots.
Un sport discret mais passionné
Le billard français reste un sport à l'exposition médiatique quasi nulle, hormis quelques tutoriels sur les réseaux sociaux. Pourtant, la salle dacquoise, située dans la zone sportive du Sablar, attire chaque jour des membres. « On ne joue pas pour la gloire, mais pour le bruit d'un petit claquement sec, le son de la carambole réussie », conclut Robert Denjean.



