Agnès b., figure emblématique de la mode, a inauguré sa nouvelle boutique à Saint-Tropez, au cœur de la mythique station balnéaire. À cette occasion, elle a réaffirmé son engagement pour une mode intemporelle et la fabrication française, tout en évoquant ses actions humanitaires, notamment auprès de SOS Méditerranée.
Une nouvelle boutique à Saint-Tropez
Agnès Troublé, dite Agnès b., était de passage à Saint-Tropez pour découvrir la nouvelle boutique qui porte son nom. Vêtue d'une combinaison rouge dessinée de sa propre main, un bouquet de fleurs blanches à la main, elle a accepté de rencontrer nos confrères de Nice-Matin. Cette ouverture intervient 50 ans après la fondation de sa maison et l'ouverture de sa première boutique, rue du Jour à Paris.
Depuis ses débuts en 1973, Agnès b. a habillé des personnalités comme Patti Smith, Andy Warhol ou David Bowie. Elle continue de créer avec la même philosophie : proposer des vêtements indémodables, intemporels et élégants. « Je ne rentre jamais dans une boutique, et les journaux de mode, il n'y en a jamais sur mon bureau. Je m'en protège », confie-t-elle.
Une production fidèle à la France
Agnès b. a toujours privilégié les belles matières et s'oppose à la « fast-fashion », qu'elle qualifie de « gaspillage ». Elle insiste sur son attachement à la fabrication française : « Je suis très fière de continuer à fabriquer en France. » Depuis ses débuts, elle collabore avec la manufacture EMO, située à Troyes. « Tout ça, dit-elle en embrassant du regard ce qui habille sa boutique, c'est fait chez EMO, à Troyes, on reste fidèles autant qu'on le peut. »
La créatrice a également conçu une ligne de vêtements pour le Samu, spécialement pensée pour le confort et la praticité des intervenants. Ces vêtements sont fabriqués en France ou en Europe, avec des matières premières françaises.
Un amour pour la Provence
Agnès b. est une habituée de la Côte d'Azur, avec une maison de famille à Antibes. Elle vient à Saint-Tropez en bateau depuis Cannes, apprécie le restaurant Sénéquier sur le port, notamment son nougat, ainsi que le marché au poisson et la rue Général Allard. Elle y retrouve également des amis, comme le collectionneur d'art Jean « Johnny » Pigozzi.
Passionnée d'art, elle est une grande collectionneuse et expose des œuvres dans ses boutiques. Sa Fondation Agnès b. (Fab) soutient des projets d'artistes à toutes les étapes de la création, en particulier les plus fragiles.
Un engagement humanitaire constant
Agnès b. est marraine de SOS Méditerranée depuis 2016. Elle était récemment à bord de l'Ocean Sheperd pour soutenir l'action de l'association. « Et quand on voit ce qu'il se passe à Ceuta en ce moment, leur action est plus importante que jamais », souligne-t-elle. Son engagement humanitaire remonte à 1993, lorsqu'elle a créé le « Cœur de Sarajevo » pendant le siège de la ville, dont les bénéfices étaient reversés à l'association « Première Urgence ».
Enfin, Agnès b. sera présente à Paris Photo cet automne, dont elle est marraine. L'exposition « Histoires d'Amour » présentera des œuvres de dizaines d'artistes ainsi que ses propres photographies, témoignant de son regard sur des décennies de vie en France.



