À Castelnau-le-Lez, un jardin potager a vu le jour il y a quelques mois au milieu des bus, sur le site de Transdev Occitanie. À l'origine de ce projet, Fathi Moslah, conducteur de métier et jardinier par passion, a déjà obtenu une récolte fructueuse de fruits et légumes. Environ 80 kg de légumes ont été ramassés et redistribués au sein des équipes.
Un potager de 80 m² au milieu des bus
Sur le site de dépôt de Transdev Occitanie à Castelnau-le-Lez, Fathi Moslah se fraye un chemin parmi ses plants de tomates, hauts d'au moins 2,5 mètres. Courges, melons, aubergines, fraises, piments doux et pas moins de treize variétés de tomates poussent sur cet espace de 80 m². Malgré la chaleur pesante, le potager affiche une belle vitalité.
C'est en concertation avec son directeur que Fathi a commencé ce projet en mars. Lui qui cultivait déjà son jardin à Pérols a trouvé un nouveau terrain de jeu. Sur ses heures de travail et avec le financement de Transdev, il a défriché le terrain durant deux jours avec un motoculteur. Les premières plantations ont suivi en avril, donnant des fruits et légumes rebondis et colorés, résultats des premières récoltes de l'été.
Un projet RSE au sein de Transdev
La démarche de Fathi s'inscrit dans la RSE (responsabilité sociale des entreprises) du groupe Transdev. La parcelle, inexploitée, devait être mise au service du bien-être des employés. Il a un moment été question d'en faire un espace de jeu, mais le projet jardin l'a emporté. Ali Debabi, directeur de Transdev Occitanie Littoral, en a apprécié le côté “novateur et singulier”.
Pionnier dans cette démarche, il espère la répéter sur d'autres sites de Transdev, à Saint-Jean-de-Védas ou à Lunel. Fathi est évidemment partant : “Je suis polyvalent, je peux travailler sur plusieurs sites, je pourrai donner un coup de main.”
Un lieu de partage entre collègues
Le projet a pu susciter un peu d'étonnement au début, mais Fathi ne manque pas de remarquer le lien qu'il crée. Entre collègues, on parle du quotidien en tant que chauffeur de bus, souvent rythmé par les incivilités des autres usagers de la route. Depuis la création du jardin, les conversations prennent parfois un autre tournant. “On va parler de la récolte, on me demande conseil pour son jardin. Ça permet de parler d'autres choses que du travail”, se réjouit Fathi.
Il peut compter sur plusieurs de ses collègues, qui y dédient leur temps, avant ou à la fin de leur service. S'il reste seul en poste pour le côté “technique” (planter ou défricher), il est aidé, deux fois par semaine, pour l'arrosage et les récoltes. Une vingtaine de melons, une soixantaine de salades et environ 80 kg de légumes ont ainsi déjà été ramassés, avant d'être redistribués au sein des équipes. Fathi entend poursuivre sur de belles récoltes cet hiver, prévoyant de faire pousser choux, poireaux et pommes de terre. “On a toujours de quoi faire avec un jardin !”



