Le Comptoir des Vignes, boutique de vins située avenue Félix Faure à Menton, organise une foire au vin 100% biologique du 1er au 30 septembre 2026. Son caviste, Ihor Sakharylenko, veut ainsi convaincre les consommateurs sceptiques que le vin bio peut être bon et abordable. Pendant toute la durée de l'événement, les bouteilles biologiques seront proposées à un prix moyen de 12 euros.
Une initiative pour casser les préjugés sur le vin bio
« Beaucoup pensent que le vin bio n'est pas bon », déplore Ihor Sakharylenko. Selon lui, cette mauvaise image provient d'une méconnaissance des petits producteurs. Pour y remédier, le caviste, d'origine italienne, a décidé de mettre en avant des vins de toutes les couleurs, des champagnes, des pétillants naturels et même du whiskey, issus de toutes les régions de France.
« Si on prend deux petits producteurs d'un même coteau, il n'y a aucune différence de goût entre un vin bio et un vin non-bio, assure-t-il. Et d'ailleurs, le vin bio se conserve très bien. Il existe de bons vins de garde, malgré ce qu'on pourrait penser. » Il concède toutefois que des différences peuvent exister avec les grandes maisons : « Si on compare par exemple un Château Perthus et un petit producteur bio de Provence, il va y avoir des différences, car c'est une grande maison à laquelle sont associées des saveurs particulières. »
Une dégustation du Languedoc pour se faire son propre avis
Pour convaincre les plus réticents, le caviste organise fin septembre une dégustation dédiée au bio du Languedoc. Trois cuvées d'un vigneron des Côtes de Thongue seront à découvrir en boutique. L'occasion pour chacun de se faire son propre avis sur ces vins biologiques et naturels.
Côté budget, le prix est attractif : pendant la foire, les bouteilles sont bradées à 12 euros en moyenne. En travaillant directement avec les récoltants, le caviste évite les coûts liés aux maisons de négoce ou aux grandes surfaces.
Le bio, parfois sans étiquette
Dernier argument d'Ihor Sakharylenko pour amadouer les clients hésitants : votre bouteille préférée peut respecter les codes du bio sans que vous le sachiez. « On ne le sait pas forcément, mais beaucoup de producteurs utilisent des méthodes identiques sans avoir la certification bio, explique-t-il. Soit parce qu'ils ne veulent pas être associés à une image, ou bien parce qu'ils ne veulent pas s'embêter avec les démarches administratives du label. »
Pour qu'une bouteille soit certifiée bio, le viticulteur doit suivre un protocole strict : aucun pesticide dans les vignes depuis au moins trois ans. Les alternatives aux produits phytosanitaires sont nombreuses : engrais naturels, introduction d'insectes prédateurs, etc. Certains vont plus loin et appliquent la biodynamie, une méthode fondée sur le respect du calendrier lunaire.
Enfin, Ihor Sakharylenko conclut : « Il faut faire confiance aux conseils de son caviste. »



