Des poules pour sauver les iris : la méthode naturelle de la famille Labarbe à Laplume
Des poules pour sauver les iris à Laplume

Des poules pour sauver les iris : la méthode naturelle de la famille Labarbe à Laplume

Pour protéger la future floraison des iris face aux gastéropodes, la famille Labarbe a introduit une trentaine de gallinacés dans son exploitation de Laplume. Cette méthode naturelle doit permettre au site de retrouver une récolte optimale et d’accueillir à nouveau le public en mai.

Une cohabitation insolite entre poules, escargots et iris

On pourrait croire à une fable de La Fontaine… Mais il n’en est rien. À l’Iriseraie de Papon, chez la famille Labarbe, poules, escargots et iris cohabitent bel et bien. À l’approche de la floraison, le champ devrait se parer de mille couleurs au mois de mai. Mais avant cela, il faut préparer le terrain pour espérer une récolte « meilleure que l’an passé », souhaitent les propriétaires.

L’année 2025 avait en effet été compliquée : météo capricieuse, invasion de limaces et d’escargots et difficultés liées à l’utilisation de produits phytosanitaires avaient contraint l’iriseraie à fermer ses portes au public.

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Trente poules comme alliées naturelles

Cette année, changement de stratégie. Les escargots sont toujours présents, mais Sanson et son père Daniel ont choisi une méthode naturelle : les poules. Omnivores et opportunistes, ces volatiles grattent le sol, picorent tout ce qui bouge et se régalent de gastéropodes. Elles les attrapent avec le bec, les frappent contre le sol ou percent leur coquille pour en extraire la chair.

Une trentaine de poules (moitié de réforme, moitié Sussex) parcourent ainsi un hectare d’iris déjà bien avancés. Entre prédation et perturbation, elles brisent le cycle de reproduction des nuisibles et détruisent leurs cachettes, sans toucher les feuilles. Un allié de choix, en somme.

Un poulailler moderne pour des poules autonomes

Pour le confort de ces dames, un poulailler a été installé, équipé d’une trappe automatique avec capteur de lumière qui s’ouvre au lever du jour et se referme à la tombée de la nuit. Totalement autonomes, les poules travaillent à leur rythme… Et avec appétit.

« Maintenant, il ne reste plus qu’à attendre la météo », confie Daniel, avec prudence. « Je me souviens d’un 15 avril 2019 où il faisait encore -4 °C ! » En attendant, le spectacle est déjà là : celui des poules qui gambadent librement entre les rangées d’iris. Trente poules à la recherche d’escargots.

Une exploitation familiale tournée vers l’avenir

Depuis quelques années, la culture d’iris germanica de Papon est passée sous la responsabilité de Sanson Labarbe, qui a repris l’exploitation familiale à la retraite de son père. Cette initiative innovante illustre une transition vers des pratiques agricoles plus durables et respectueuses de l’environnement.

La famille Labarbe espère que cette méthode naturelle permettra non seulement de sauver la récolte, mais aussi de rétablir l’équilibre écologique de leur exploitation, tout en offrant un exemple inspirant pour d’autres agriculteurs confrontés à des défis similaires.

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