Abattage de 900 poules bio contesté : les éleveurs défendent leur dernier poulailler
Abattage de poules bio contesté par les éleveurs

Un élevage bio confronté à une décision d'abattage total

Le Gaec Cocottes et Griottes, situé au lieu-dit La Motte-Aubert à Saint-Saturnin-du-Bois, fait face à une situation critique. Suite à un contrôle sanitaire effectué le 1er avril par la Direction départementale des services vétérinaires (DDSV), les autorités ont ordonné l'abattage de l'ensemble des 900 poules pondeuses de cet élevage biologique.

Une détection de salmonelle qui entraîne des mesures radicales

Cédric Auger, co-gérant de l'exploitation avec ses associés Uder Zabaletta et Christian Auger, explique que les prélèvements ont été réalisés dans un seul des quatre poulaillers de la ferme. « Ils ont effectué des prélèvements dans un seul poulailler et pas sur les animaux, et ont trouvé des traces de salmonelle », précise-t-il. Malgré cette détection limitée à un bâtiment, la décision des services vétérinaires a été sans appel : l'abattage de toutes les poules, quel que soit leur emplacement.

Les éleveurs contestent la mesure pour leur dernier poulailler

Depuis le 7 avril, trois poulaillers sur quatre ont déjà été vidés de leurs occupants. Cependant, les agriculteurs refusent de procéder à l'abattage des 350 poules du quatrième bâtiment. « Ce dernier est à l'écart et les volailles n'ont pas de contact avec les autres animaux », argumentent-ils. Ils se disent prêts à accepter tous les contrôles et suivis nécessaires, mais souhaitent préserver ce dernier élevage pour maintenir une activité économique minimale.

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Les responsables du Gaec ont sollicité une contre-expertise, même auprès du même laboratoire, mais ont essuyé un refus. « Nous avons demandé une contre-expertise même dans le même laboratoire, mais avons reçu une fin de non-recevoir », déplore Cédric Auger.

Une médiation politique en cours

Face à cette impasse, les éleveurs se sont tournés vers le député Benoît Biteau, lui-même agriculteur. Ensemble, ils tentent d'organiser une médiation entre la DDSV, le Gaec et la préfecture. Un rendez-vous est prévu le 21 avril pour discuter de cette situation complexe.

« Avec qui nous essayons d'imaginer une médiation entre la DDSV, le Gaec et la préfecture », explique Cédric Auger. « Le rendez-vous est fixé au 21 avril. Mais d'ici là, en tout bon sens, nous demandons des analyses et que, dès la semaine prochaine, ils reviennent faire le test dans le bâtiment ».

Une vente organisée pour valoriser la production

En attendant une résolution de ce conflit, le Gaec a organisé une vente de poules le samedi 11 avril de 9 à 14 heures. Cette initiative visait à « valoriser la viande » tout en proposant un repas paysan aux visiteurs. Les éleveurs maintiennent leur volonté de collaborer avec les autorités dans un esprit de partenariat constructif, rappelant qu'il s'agit avant tout d'animaux vivants dont le bien-être et la destination méritent une attention particulière.

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