Le développement économique, priorité des électeurs à Sarlat
Le débat sur l'accueil des entreprises dans de nouvelles zones à l'extérieur de la ville est le premier thème sélectionné par les abonnés consultés en décembre 2025. Avant ces élections municipales, les abonnés de Sud Ouest ont pu voter pour les sujets qu'ils voulaient voir abordés en priorité dans leur commune par la rédaction. À Sarlat, en Dordogne, le développement économique est arrivé en tête des préoccupations, révélant une forte attente locale pour des projets concrets en matière d'emploi et d'attractivité.
Les propositions des candidats pour dynamiser l'économie
Les candidats de diverses listes ont exposé leurs stratégies pour répondre à cette demande. Franck Duval (liste divers droite) met l'accent sur les infrastructures, avec la réalisation de la troisième tranche de la déviation, jugée indispensable pour le développement économique et les relations A89-A20. Il propose également l'extension de la zone d'activité de Vialard sur 8 hectares et la création d'une nouvelle zone artisanale sur la voie Sarlat/Montignac, tout en favorisant la réindustrialisation de la zone Rougié.
Basile Fanier (liste divers droite) insiste sur l'activité productive et l'industrie pour faire de Sarlat une ville active toute l'année. Il préconise l'extension de la zone de Vialard et le maintien de Rougié comme site dédié à l'emploi productif. Son programme inclut une équipe intercommunale pour le développement économique, des aides directes aux emplois productifs, et la création d'un label made in Sarlat pour valoriser les savoir-faire locaux, tout en interdisant de nouvelles zones commerciales.
Luis Ferreyra (liste divers gauche) privilégie un commerce diversifié en centre-ville en bloquant l'étalement commercial en périphérie et en mettant en place un office foncier. Il propose de réinvestir les friches industrielles, de relancer la filière du gras autour de Rougié, d'amplifier le projet cinéma, de constituer un pôle médical d'excellence, et de développer une filière de transformation du bois et du chanvre, avec une modulation de la fiscalité locale pour aider les installations futures.
Guillaume Forquet de Dorne (RN) axe son programme sur la diversification du tissu économique, en mobilisant du foncier pour soutenir le développement. Il critique la loi ZAN (zéro artificialisation nette), qu'il accuse d'entraver les projets, et promet de travailler à son abrogation pour préserver l'espoir de développement des territoires ruraux.
Fabienne Lagoubie (liste divers gauche) vise le développement d'entreprises adaptées au territoire, avec un lien étroit avec les acteurs économiques. Elle priorise le réemploi des friches industrielles comme France Tabac et Rougié, ainsi que des commerces vacants, tout en envisageant l'extension de la zone de Vialard sous condition de respect environnemental, soulignant que l'économie locale conditionne l'emploi, l'installation des familles et la vitalité de la ville.
Un enjeu crucial pour l'avenir de Sarlat
Ces propositions illustrent les divergences et convergences entre les candidats sur un sujet central pour Sarlat. Alors que certains misent sur l'expansion des zones d'activité et les infrastructures, d'autres prônent une approche plus ciblée sur la réutilisation des friches et le soutien aux entreprises locales. Le débat révèle ainsi les défis à relever pour concilier développement économique, préservation de l'environnement et attractivité du territoire, dans un contexte où les électeurs attendent des actions concrètes pour stimuler l'emploi et la prospérité locale.



