Coup de tonnerre dans le milieu de la tauromachie : Robert Ménard, maire de Béziers, a annoncé ce vendredi 22 mai qu'il renonçait à la présidence de l'Union des villes taurines françaises (UVTF) et que sa ville quittait l'organisation. Cette décision fait suite à un clash avec André Viard, président de l'Observatoire national des cultures taurines et chargé de mission à l'UVTF.
Un retrait surprise
Robert Ménard était pourtant le seul candidat à l'élection du 2 juin prochain. Il avait accordé une interview à Midi Libre sur ce sujet, ce qui a provoqué des réactions de certains maires. André Viard lui a fait part de ces mécontentements lors d'une rencontre en mairie de Béziers. La discussion a mal tourné, conduisant Ménard à retirer sa candidature et à annoncer le départ de Béziers de l'UVTF.
Les raisons du départ
Dans un communiqué, Robert Ménard explique : "Je n'ai pas l'intention d'être une marionnette qui devrait se contenter de répéter des éléments de langage élaborés par d'autres. La tauromachie est menacée dans son existence même. Pour la défendre efficacement, il faut trouver les mots qui touchent d'autres personnes que le monde taurin. J'étais prêt à m'y consacrer. Manifestement, cela ne plaît pas à certains." Il ajoute que "se contenter de répéter les mêmes arguments finit par ressembler à une attitude suicidaire" face à la montée des anti-corridas.
Ménard évoque également un prétexte financier : "Quant aux sommes dues à l'UVTF par la société Betarra, le gestionnaire des arènes de Béziers, un accord avait été trouvé. Cet argument ressemble à un prétexte invoqué par des personnes qui n'ont comme seule ambition que de protéger leur chasse gardée et ses avantages."
Réactions et contexte
André Viard ne s'est pas encore exprimé sur ce conflit. Par ailleurs, Nîmes, désormais dirigée par une majorité communiste, avait récemment annoncé son retour dans l'UVTF. Sylvette Fayet, adjointe aux tauromachies de Nîmes, avait alors évoqué une possible alternative pour la présidence : "Les élections ne sont pas faites. Elles ont lieu le 2 juin. Il peut encore y avoir un autre candidat, même si ce ne sera pas un candidat nîmois."
Cette décision de Robert Ménard marque un tournant dans le paysage taurin français, alors que l'UVTF se prépare à élire son nouveau président.



