La maire de Parempuyre se déclare favorable au projet industriel Emme avant les municipales
Parempuyre : la maire favorable au projet Emme avant les élections

La maire de Parempuyre prend position sur le projet Emme à la veille des élections municipales

Dans un contexte électoral tendu, Béatrice de François, maire de Parempuyre, a choisi le dernier conseil municipal avant les élections, le 24 février, pour révéler son avis personnel sur le dossier d'implantation industrielle en bordure de Garonne. « Parce que je dois penser à l'avenir de Parempuyre, à sa place dans les transitions en cours, mon avis personnel est aujourd'hui favorable au projet Emme. Favorable, mais vigilant », a-t-elle déclaré juste avant d'ouvrir la séance.

Un timing stratégique qui surprend

Si le contenu de sa position était anticipé, le moment de l'annonce a créé la surprise. À seulement deux semaines des élections municipales des 15 et 22 mars, cette déclaration intervient lors d'une ultime séance incluant une délibération cruciale sur l'alimentation électrique de la future raffinerie. « Comme je l'avais dit publiquement, je n'ai pas souhaité donner mon avis sur le projet Emme avant les conclusions de l'enquête publique. Ce choix n'était ni un silence, ni une esquive. Il était volontaire », a-t-elle expliqué, soulignant sa volonté de rester à distance des postures et récupérations politiques.

Une décision mûrement réfléchie

La maire, qui ne se représente pas, assure avoir suivi de près les réunions et débats concernant cette usine classée Seveso seuil haut. Elle affirme avoir lu l'intégralité du dossier et mesuré les conséquences potentielles pour les riverains, tout en tenant compte des enjeux environnementaux et de la transition écologique. « L'évolution des véhicules électriques constitue une orientation nationale et européenne majeure », a-t-elle rappelé, justifiant ainsi son positionnement.

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Relativisation de l'opposition et soutiens affirmés

Béatrice de François a également cherché à relativiser l'ampleur de la contestation observée lors de l'enquête publique. Selon elle, ce type de procédure mobilise principalement « ceux qui émettent des inquiétudes ». En détaillant les chiffres, elle note que l'enquête a généré 1 808 observations sur 20 000 consultations. Après retrait des propos injurieux, 1 791 contributions sont restées, dont 720 anonymes et 1 071 nominatives. En éliminant les doublons, le nombre de contributeurs uniques et identifiés s'élève à 922. « 90 % sont Girondins, dont 221 Parempuyriens, 55 Blanquefortais et sept Montferrandais. C'est-à-dire 1 % de la population des trois communes concernées », a-t-elle précisé.

En parallèle, elle met en avant le soutien de la majorité du tissu économique, syndical et universitaire, ainsi que la conclusion « sans ambiguïté ni réserve » du commissaire enquêteur, qualifiant cela de rare. L'évolution du projet au fil du temps et l'instruction « très poussée » des services de l'État l'ont confortée dans sa décision. « D'ailleurs, c'est au préfet que reviendra le dernier mot », a-t-elle conclu, rappelant le cadre décisionnel final.

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