Lucie Pinson, Nobel de l'environnement : « La dérive fascisante n'est pas une fatalité »
Lucie Pinson : « La dérive fascisante n'est pas une fatalité »

Lucie Pinson : la militante qui défie la finance pour le climat

Lucie Pinson, 40 ans, a reçu le prestigieux prix Nobel de l'Environnement pour son action déterminée contre le réchauffement climatique. Sa cible ? Le monde de la finance, qu'elle considère comme le « secteur le plus polluant au monde ». À la tête de l'ONG Reclaim Finance, elle œuvre depuis six ans pour convaincre banques, assurances et gestionnaires d'actifs de cesser tout financement aux industries fossiles.

« La finance est au cœur de notre système économique. Sans elle, aucune activité n'est possible. Elle alimente donc plus que tout autre secteur la catastrophe climatique », explique-t-elle. Son combat est titanesque : en 2024, les 65 plus grandes banques mondiales ont accordé des milliards de dollars aux énergies fossiles.

Pourtant, Lucie Pinson refuse le pessimisme. « La dérive conservatrice et fascisante n'a rien d'une fatalité », affirme-t-elle. Son approche combine pression publique et dialogue avec les institutions financières. Elle a déjà obtenu des engagements de plusieurs grandes banques à réduire leur exposition au charbon, au pétrole et au gaz.

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Son travail a été récompensé par le Nobel de l'Environnement, un prix qui salue son efficacité et sa persévérance. Mais la militante ne compte pas s'arrêter là. « Nous devons accélérer le mouvement. Chaque euro investi dans les fossiles est une menace pour notre avenir », insiste-t-elle.

Ce portrait s'inscrit dans la série Les 50 qui vont faire demain, qui met en lumière des personnalités engagées pour un monde plus durable. Parmi les autres figures de cette édition : Camille Etienne, Julia Faure ou encore Arthur Mensch.

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