Lou Welgryn, 32 ans, est une activiste française qui dénonce la démesure des projets d'intelligence artificielle (IA) et leur impact environnemental. Avec son association Data For Good, elle tente de déconstruire le discours séduisant des promoteurs de l'IA. Elle vient de publier «IA le grand enfumage» (Payot), un réquisitoire contre le développement actuel de l'IA.
Le plus grand data center d'Europe à Fouju
Fouju, paisible village de Seine-et-Marne, devrait bientôt accueillir le plus grand centre de données d'Europe. Ce projet prévoit onze bâtiments sur 90 hectares, soit l'équivalent de 125 terrains de football. «Il mobilisera jusqu'à 1,4 gigawatt d'électricité, soit la puissance d'un réacteur nucléaire!», s'indigne Lou Welgryn. Ce data center est indispensable à l'entraînement et à l'exploitation des grands modèles d'IA génératives.
Une inquiétude croissante
La jeune militante fait partie de ceux que l'implantation à marche forcée de ces data centers géants inquiète. Fouju n'est pas un cas isolé. Depuis plusieurs années, des projets similaires émergent partout en France et en Europe, suscitant l'opposition de riverains et d'associations environnementales. Selon Lou Welgryn, «les data centers sont toujours plus grands, toujours plus gourmands en énergie, sans que l'on mesure vraiment les conséquences». Elle appelle à une prise de conscience collective et à une régulation plus stricte.
Data For Good, une association engagée
Data For Good, fondée par Lou Welgryn, milite pour «mettre la technologie au service de l'intérêt général». L'association mène des actions de sensibilisation et de plaidoyer auprès des décideurs politiques et économiques. Elle publie des rapports sur l'impact environnemental du numérique et propose des alternatives plus durables.
Un réquisitoire contre l'IA
Dans son livre «IA le grand enfumage», Lou Welgryn dénonce le discours des promoteurs de l'IA, qu'elle juge trompeur. Elle estime que les bénéfices annoncés sont souvent exagérés, tandis que les coûts environnementaux et sociaux sont minimisés. «Nous devons repenser notre rapport à la technologie et privilégier des solutions sobres et éthiques», conclut-elle.



