Vandalisme politique à Périgueux dans un contexte tendu
Dans la nuit du samedi 14 au dimanche 15 février, les militants de La France insoumise ont découvert une inscription choquante sur la vitrine de leur permanence électorale située au 59, rue Gambetta à Périgueux. Le tag « LFI tue », réalisé à la peinture, est apparu peu après la mort tragique de Quentin, un jeune militant nationaliste âgé de 23 ans et proche du collectif d'extrême droite Nemesis, décédé à Lyon samedi.
Une action coordonnée à l'échelle nationale
Vincent Belloteau, tête de liste LFI aux municipales à Périgueux, a confirmé que cet acte ne semble pas isolé. « Nous ne sommes pas les seuls, toutes les permanences des députés LFI ont été taguées en France, un grand nombre de locaux de campagne », a-t-il déclaré. Il évoque une action visiblement coordonnée en lien avec le décès du militant lyonnais, survenu en marge d'une conférence de l'eurodéputée LFI Rima Hassan, contre laquelle des membres de Nemesis manifestaient.
Le candidat insiste sur la condamnation unanime de ce drame humain par les dirigeants de La France insoumise. « C'est un drame humain absolu que tous les dirigeants de La France insoumise ont condamné, et que je condamne évidemment. Comment pourrait-il en être autrement eu égard à ce pour quoi on milite », a-t-il souligné.
Exploitation politique et réactions
Vincent Belloteau pointe du doigt l'exploitation de cette situation par l'extrême droite et une partie de la droite. « Du pain béni pour l'extrême droite, et une faille dans laquelle s'engouffre aussi une partie de la droite », accompagné selon lui d'un « LFI bashing à plein régime ». Il rappelle toutefois qu'à ce stade, l'enquête sur les circonstances du décès à Lyon débute seulement.
Le candidat réaffirme la position de son mouvement : « Nous, on combat l'extrême droite dans les urnes, pas dans la rue ». Suite à la découverte du tag, les militants périgordins de La France insoumise ont immédiatement porté plainte, marquant leur refus de laisser passer cet acte de vandalisme politique.
Cet incident s'inscrit dans un climat de tensions politiques exacerbées, où les symboles et locaux partisans deviennent des cibles. Les autorités locales et nationales sont appelées à veiller au respect du débat démocratique, loin des dégradations et des violences.



