Une soirée-débat pour revendiquer le droit à la fête à Bordeaux
Vendredi 6 mars, dans le bar Le Lucifer à Bordeaux, de jeunes militants et colistiers du maire candidat Pierre Hurmic ont organisé une rencontre autour du thème du « droit à la fête ». Cet événement, qui a combiné débat, atelier participatif et spectacle, visait à explorer comment concilier cette aspiration festive avec le droit à la tranquillité des habitants, un enjeu crucial dans une ville étudiante animée.
Une vision inclusive et sociale de la fête
Emma Forestier, colistière écologiste âgée de 22 ans, a exposé la philosophie derrière cette initiative. « C'est un droit culturel et un droit social. Nous voulons une ville animée où l'on peut créer du lien », a-t-elle déclaré, en insistant sur la notion de fête inclusive. Elle a proposé plusieurs axes de travail pour construire cet équilibre :
- Soutenir des lieux associatifs et des artistes issus de minorités.
- Intensifier l'animation de quartier avec des fêtes de rue.
- Impliquer les riverains pour éviter les frictions et les nuisances.
Cette approche cherche à répondre aux tensions potentielles entre les festivités et le calme revendiqué par d'autres résidents, qui peuvent parfois générer autant de bruit.
Un cadre réglementaire pour accompagner l'énergie festive
Léa André, adjointe à l'événementiel à Bordeaux, a souligné l'importance d'une fête « libre et sécurisée ». La ville reçoit environ 1 500 demandes d'occupation de l'espace public par an, nécessitant une gestion rigoureuse. La majorité sortante s'appuie sur sa « doctrine événementielle », mise en place en 2023, qui fixe un cadre clair pour ces activités.
Pour le prochain mandat, pas de révolution réglementaire en vue, mais plutôt une volonté d'élargir les fêtes de quartier vers de nouveaux lieux, de simplifier les démarches administratives, et de développer :
- L'aide logistique et le conseil aux organisateurs.
- La médiation entre les parties prenantes.
- La réduction des risques et la prévention des violences.
« Il s'agit d'accompagner l'énergie de la fête, dans le respect des limites autorisées », a expliqué un responsable, confirmant une ligne de crête délicate entre animation et apaisement.
Pierre Hurmic, garant de l'équilibre entre fête et tranquillité
Pierre Hurmic, le maire candidat, a réaffirmé son rôle de « garant de l'équilibre ». « Bordeaux est une grande ville étudiante et les jeunes ont un droit légitime à la fête. Mon rôle est d'être le garant de l'équilibre avec le droit des riverains, dans le cadre des lois contre les nuisances sonores. On a fait de l'apaisement de la ville une priorité. C'est totalement compatible avec la fête conviviale », a-t-il assuré.
Lors de cette soirée, après une brève apparition, il a laissé ses colistiers poursuivre les échanges devant un spectacle drag animé par deux artistes bordelais, illustrant ainsi la diversité culturelle promue par ce mouvement. Cette initiative reflète une volonté de construire une ville où festivités et qualité de vie coexistent harmonieusement, un défi central pour l'avenir de Bordeaux.



