L'association PLU'més de Chaillevette maintient son opposition au SCoT de l'Agglomération
Lors de son assemblée générale récente, l'association des PLU'més de Chaillevette a réaffirmé sa ferme opposition au nouveau Schéma de cohérence territoriale (SCoT) élaboré par la Communauté d'agglomération Royan Atlantique (Cara). Ce document rend inconstructible le secteur du Grand fer à cheval, une décision que l'association combat depuis 2022.
Une carte confidentielle comme nouvel atout
Le président de l'association, Robert Duc, est resté énigmatique concernant un nouvel élément qui pourrait influencer le dossier. « Dans les arguments développés par notre avocat, il y a une nouvelle carte du Grand fer à cheval, faite par un organisme officiel spécialement mandaté, qui démontre que nous ne sommes pas dans un habitat diffus ni isolé ! » a-t-il déclaré. Il a toutefois précisé que cette carte doit rester confidentielle pour des raisons de procédures judiciaires, la qualifiant de « nouvel atout qui pourrait faire pencher la balance ».
Un combat juridique engagé
L'association se bat contre la déclassification de la zone à construire (UB) du Grand fer à cheval en Zone N (Naturelle), ce qui rend notamment les dents creuses inconstructibles. Malgré une intervention lors de l'enquête d'utilit publique et la remise de 1 050 signatures au commissaire enquêteur, la Cara a maintenu sa position. « Malgré ça, la Cara a maintenu sa position », se désole Robert Duc.
Le 18 décembre 2024, une délégation importante de l'association s'est rendue au siège de la Cara lors du vote du SCoT, sans succès. Les PLU'més ont donc attaqué l'intercommunalité devant le tribunal administratif de Poitiers.
Les options envisagées pour l'avenir
Robert Duc détaille plusieurs scénarios possibles :
- Première option : Les juges donnent raison à l'association et la Cara accepte la décision en amendant son SCoT. La mairie devra alors rédiger son nouveau Plan local d'urbanisme (PLU) en reprenant la constructibilité du Grand fer à cheval, comme dans le PLU de 2008.
- Deuxième option : La Cara porte le jugement en appel. L'association espère alors que la municipalité entrera en conflit contre l'Agglomération, avec l'appui de la population, et refusera de construire un PLU excluant le Grand fer à cheval et le quartier de l'église de toute constructibilité.
- Troisième option : Si le tribunal donne tort à l'association, « alors il faudra poursuivre notre combat avec une population unie ».
Ce dossier illustre les tensions entre développement urbain et préservation des espaces naturels, avec des enjeux locaux qui mobilisent activement les citoyens et les associations.



