L'Acgelb alerte sur la protection des zones humides du Born face aux projets nationaux
Acgelb : inquiétude sur la protection des zones humides du Born

L'Acgelb sonne l'alarme sur l'avenir des zones humides du Born

L'Association de chasseurs gestionnaires de l'environnement lacustre du Born (Acgelb) a tenu son assemblée générale samedi 14 février à Sanguinet, en présence des maires et élus locaux, ainsi que des autorités départementales et régionales. Cette réunion cruciale a débuté par un hommage émouvant rendu à deux administrateurs disparus, Jean Brousse et Victor Gandolfini, premiers à avoir rejoint le fondateur Alain Halibert, décédé l'année dernière.

Un avenir incertain pour plus de 350 hectares de zones humides

Le président Didier Brousse a ensuite dressé un tableau préoccupant de l'avenir des zones humides créées sur les sept communes du secteur, couvrant plus de 350 hectares. Il a souligné que leur survie est directement menacée par les récents épisodes climatiques et par une érosion rapide des berges, atteignant jusqu'à dix mètres en zone marécageuse en peu de temps. « La gestion des lacs après ces phénomènes sera déterminante », a-t-il insisté, mettant en avant le rôle essentiel des chasseurs dans l'entretien de ces écosystèmes fragiles.

Le Plan national d'action zones humides : des ambitions qui inquiètent

Le secrétaire Hervé Degoul a présenté le Plan national d'action zones humides, dont l'objectif est de doubler la superficie des milieux humides sous protection forte d'ici 2030 et de renforcer leur inscription dans l'ensemble des aires protégées. Si cette initiative témoigne d'une prise de conscience, certes tardive, de l'État sur la fragilité de ces milieux, elle suscite également de vives inquiétudes au sein de l'Acgelb.

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« Nous avons quelques inquiétudes, notamment sur les projets de mise en protection forte d'un grand pourcentage des zones humides par la création ou l'extension de réserves naturelles nationales, ainsi que la création d'un parc national de zones humides », a expliqué Hervé Degoul. Pour les Landes, seuls 3 % des milieux humides sont actuellement en aires protégées, alors que le plan ambitionne de porter cette proportion à 30,8 % en aires protégées et 6,2 % en protection forte.

Le Born directement concerné : risque de démobilisation des chasseurs

« Seraient concernées les zones humides du Born, d'où notre inquiétude », a déploré le secrétaire. Il a précisé que les zones de protection forte sont définies comme des espaces où les pressions humaines susceptibles de compromettre les enjeux écologiques sont absentes, évitées ou supprimées. Cette approche pourrait, selon l'Acgelb, entraîner la colère et la démobilisation des chasseurs, qui sont actuellement les seuls à pratiquer l'entretien régulier de ces zones.

L'association craint que ces mesures, bien qu'essentielles pour la préservation, ne marginalisent les acteurs locaux historiques que sont les chasseurs-gestionnaires, compromettant ainsi l'équilibre entre protection environnementale et gestion durable.

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