Le président de la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur, Renaud Muselier, a répondu le vendredi 21 août 2026 au communiqué de Charles Ange Ginésy, président du Département des Alpes-Maritimes et de la communauté de communes des Alpes d'Azur (CCAA), qui lui reprochait la suppression du transport à la demande dans les Alpes d'Azur. Dans un courrier rendu public sur son compte X, Renaud Muselier accuse son homologue de « mauvaise foi » et de « mémoire défaillante », l'invitant à assumer ses compétences.
Une réponse cinglante aux critiques sur la suppression du transport à la demande
La discorde a été alimentée par le communiqué diffusé jeudi 20 août par Charles Ange Ginésy, dans lequel il demande au président de la Région de renoncer à supprimer le transport à la demande sur le territoire de la CCAA à compter du 1er septembre 2026. Le président du Département y dénonçait une décision « qui creuse les fractures territoriales » et réclamait à Renaud Muselier « d'assumer pleinement sa responsabilité ».
Dans sa réponse, Renaud Muselier énumère les actions menées par la Région dans les Alpes-Maritimes, notamment dès le lendemain de la tempête Alex en 2020, le financement des chemins de fer de Provence et des 51 services de TER quotidiens entre Cannes et Grasse. Il rappelle que la CCAA « a pris la compétence des transports dès 2021 » et que la Région assure l'exploitation du service « sans y être juridiquement tenu ».
Un échange public sur les compétences et les financements
Renaud Muselier souligne que Charles Ange Ginésy est président de la communauté de communes et que sa fille est vice-présidente en charge de l'économie et des mobilités. Il rappelle que la CCAA perçoit des financements de la Région et de l'État au titre de sa compétence transports. « Il est une règle simple en République, chacun doit assumer ses compétences surtout quand elles font l'objet de financements », conclut-il.
Charles Ange Ginésy a rapidement réagi sur son compte X, regrettant « l'agressivité » de Renaud Muselier, qu'il qualifie de « technique pour masquer et brouiller la réalité ». Il réaffirme sa volonté d'organiser « une concertation pour qu'une solution soit trouvée car les habitants de nos vallées le méritent ».
Un désaccord persistant sur l'avenir du service
Le président de la CCAA maintient que la communauté de communes « ne peut assumer un transport à la demande indispensable à nos populations rurales ». Il insiste : « Je persiste et signe : c'est à la Région, qui a le pouvoir régalien du transport d'assurer cette mission. Son désengagement est réel et intervient de façon péremptoire sans recherche de solution. »
Charles Ange Ginésy conclut en affirmant que « le seul combat et celui qui m'anime, c'est celui de la défense des habitants de nos vallées et de nos territoires », tout en esquivant « les attaques personnelles » qui ne l'« intéressent pas ». La suppression du transport à la demande doit prendre effet le 1er septembre 2026, sans qu'aucun accord n'ait été trouvé entre les deux collectivités à ce stade.



