Train des Pignes : retour à la normale attendu fin juillet 2026
Train des Pignes : retour à la normale fin juillet

La ligne des Chemins de fer de Provence, plus connue sous le nom de train des Pignes, reste coupée en deux au niveau de Saint-Isidore depuis l'éboulement du 11 avril 2026. Les voies sont ensevelies sous deux mètres de terre, et le retour à la normale n'est pas attendu avant fin juillet 2026. Environ 2 500 usagers quotidiens sont impactés par cette interruption.

Les causes de l'éboulement

Le 11 avril 2026, un pan de la colline surplombant les rails s'est effondré, coupant la ligne qui relie Nice à Digne-les-Bains. Une poche d'eau s'était formée à l'intérieur de la colline, fragilisant progressivement la falaise jusqu'à son effondrement. La ligne, empruntée annuellement par quelque 650 000 Azuréens, est vitale pour de nombreux usagers.

Les travaux de sécurisation en cours

Depuis le 21 mai, des cordistes de l'entreprise Europ’Acro s'activent pour consolider la falaise. Un grillage est déployé, suivi de la projection de béton sur la paroi et de l'installation de tuyaux d'évacuation des eaux. Ces opérations préalables au déblayage des voies sont nécessaires pour garantir la sécurité.

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Vincent Guillaume, directeur général de la régie régionale des transports Provence-Alpes-Côte d'Azur, précise : « La réouverture totale est prévue pour fin juillet au plus tard, mais on s'est fixé pour objectif une réouverture partielle les matins et les soirs à partir de fin juin. »

Un service public essentiel

Jean-Paul David, maire de Guillaumes et président de la régie régionale des transports, souligne l'importance de cette ligne : « C'est une ligne très fréquentée qui se rapproche d'un RER urbain, avec plus de 60 passages par jour. C'est un service public très demandé pour les collégiens, les salariés des entreprises de Lingostière, de Carros ou de Nice. La priorité de la Région est de sécuriser la ligne. »

Coût et financement des travaux

Le coût total des travaux est estimé à environ un million d'euros, entièrement financé par la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Des bus de substitution ont été mis en place pour assurer la continuité du service pendant les travaux.

Malgré la perte de nombreux voyageurs due au service dégradé, Jean-Paul David rappelle que « en temps normal, c'est une ligne très compétitive, et elle sera très utile pour rejoindre la future patinoire des JO de 2030. »

Par ailleurs, la ligne est actuellement interrompue à Saint-André-les-Alpes en raison des travaux de modernisation du tunnel de Moriez, débutés en octobre 2024 et prévus jusqu'en mars 2027.

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