SNCF et RATP : les agents de sûreté armés de Taser à titre expérimental
SNCF et RATP : les agents armés de Taser en test

Une mesure expérimentale pour renforcer la sécurité dans les transports

Le ministre des Transports, Philippe Tabarot, a dévoilé ce jeudi matin une décision majeure concernant la sécurité dans les réseaux ferroviaires et métropolitains. Lors d'une intervention sur TF1, il a confirmé que les agents de sûreté de la SNCF et de la RATP seront autorisés, à titre expérimental, à porter des pistolets à impulsions électriques, communément appelés Taser.

Un décret publié au Journal officiel

Cette autorisation, qualifiée de "non létale", est encadrée par un décret paru ce jeudi au Journal officiel. Le texte précise que l'expérimentation durera trois ans à compter de la date d'entrée en vigueur du décret. L'objectif affiché est de permettre aux agents de mieux maîtriser les situations violentes qui peuvent survenir dans les transports en commun, un enjeu de sécurité publique croissant.

Philippe Tabarot a insisté sur le caractère progressif de cette mise en œuvre. "On va y aller progressivement", a-t-il déclaré, en annonçant que dans un premier temps, environ 10% des agents de la police ferroviaire seront équipés de ces dispositifs. Cela représente entre 300 et 400 agents, qui devraient recevoir leur équipement dans les semaines à venir.

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Une réponse aux incidents récurrents

Cette mesure intervient dans un contexte où les actes de violence et d'incivilité dans les trains et les métros sont régulièrement dénoncés par les usagers et les syndicats. Les agents de sûreté, souvent en première ligne face à des situations tendues, pourront désormais disposer d'un outil supplémentaire pour intervenir, sans recourir à des armes à feu traditionnelles.

Le Taser, en envoyant une décharge électrique, permet d'immobiliser temporairement un individu, réduisant ainsi les risques de blessures graves. Cependant, son utilisation reste controversée et nécessite une formation spécifique, que les agents concernés devront suivre avant d'être autorisés à porter l'arme.

L'expérimentation sera étroitement surveillée par les autorités, qui évalueront son impact sur la sécurité et son acceptation par le public. Les résultats détermineront si cette mesure doit être pérennisée ou ajustée après la période de trois ans.

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