SNCF et RATP : des agents de sécurité autorisés à porter des Tasers à titre expérimental
SNCF et RATP : des agents équipés de Tasers en test

SNCF et RATP : des Tasers pour les agents de sécurité dans une phase d'expérimentation

Un décret publié au Journal officiel le jeudi 19 février 2026 autorise, à titre expérimental, les agents de sûreté de la SNCF et de la RATP à être équipés de pistolets à impulsions électriques, communément appelés Tasers. Cette mesure, annoncée par le ministre des transports, Philippe Tabarot, sur TF1, vise à mieux maîtriser les situations violentes dans les réseaux de transports en commun.

Une réponse proportionnée aux actes de violence

Philippe Tabarot a estimé que l'utilisation du Taser peut être une bonne réponse, qualifiée de proportionnée face à certains actes de violence. Il a précisé que l'autorisation concernera initialement 10 % des agents de la police ferroviaire, soit environ 300 à 400 personnes, dans les semaines à venir. Nos concitoyens nous demandent de la sécurité dans les transports, a-t-il ajouté, soulignant la nécessité pour les forces de l'ordre de se protéger et de protéger les usagers.

Détails de l'expérimentation et évaluation prévue

Le décret stipule que le port de cette arme non létale est autorisé pour une durée de trois ans à compter de sa date d'entrée en vigueur. Il vise à accroître la maîtrise des situations à risques, réduire le recours aux armes à feu et limiter les risques de blessures pour les tiers et les agents. Le ministère des transports a cité l'exemple du Royaume-Uni, où un Taser a été utilisé le 1er novembre 2025 pour maîtriser un agresseur ayant blessé onze personnes dans une attaque au couteau dans un train.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Le port du pistolet à impulsions électriques sera soumis à une autorisation individuelle. Une évaluation du dispositif sera menée à l'issue de la période d'expérimentation, comme l'a confirmé le ministère à l'Agence France-Presse (AFP).

Contexte législatif et effectifs concernés

Cette disposition était initialement incluse dans la loi du 28 avril 2025 relative à la sûreté dans les transports, portée par Philippe Tabarot lorsqu'il était sénateur. Cependant, elle avait été censurée pour vice de forme par le Conseil constitutionnel le 24 avril 2025. La SNCF compte 3 000 agents dans son service interne de police ferroviaire (SUGE), tandis que la RATP dispose d'un millier d'agents au sein de son groupe de protection et de sécurité des réseaux (GPSR). Tous sont des agents assermentés et formés, déjà autorisés au port d'armes létales.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale