Le salon du camping-car, van et fourgon aménagé bat son plein au parc des expositions de Nîmes jusqu'au dimanche 26 avril. Avec un profil d'acheteurs et des usages qui sortent des clichés.
Qui achète un camping-car de nos jours ?
Des profils variés, qui correspondent bien aux nouveaux usages de ce mode de transport loisirs, même si, reconnaît Anthony Martinet, directeur commercial Libertium Sud, organisateur du salon, "70 % des clients ont entre 58 et 70 ans. Ils achètent soit juste avant la retraite, soit juste après". Une dépense qui peut être l'aboutissement d'un projet mûrement réfléchi, mais aussi un achat impulsif. Et qui ne concerne pas forcément des personnes au train de vie élevé : "On a parfois des personnes aux revenus très modestes qui achètent. Tout simplement grâce aux solutions de financement qu'on propose : pour environ 400 euros par mois, vous avez votre camping-car, entièrement garanti. Si l'on ramène ça au prix de quinze jours, trois semaines de location de vacances par an, les calculs sont vite faits. C'est plus rentable et vous pouvez partir plus souvent." Un argumentaire commercial rodé, mais qui s'appuie sur des faits de société : "Derrière la tente, le camping-car est le loisir le plus économique et écologique." Chez les plus jeunes, la seconde voiture du foyer est même très souvent vendue au profit d'un fourgon aménagé qui fait à la fois le transport au travail en semaine et assure les déplacements et le couchage le week-end.
Quel prix mettre dans le véhicule ?
Avec une technologie qui se met au service de l'évolution des usages des consommateurs : "Aujourd'hui, la mode est au véhicule plus petit et plus maniable", détaille Anthony Martinet, en prenant l'exemple de ce couple qui vient de troquer son camping-car "poids lourd" pour un fourgon aménagé car "madame ne se sentait pas à l'aise dans sa conduite avec le gabarit du premier". Car fini le camping-car que l'on pose pendant quinze jours sur un même lieu. "On est beaucoup sur des petits séjours, avec des personnes qui partent d'un endroit à l'autre." Côté budget, on part du simple au quadruple : sur le salon nîmois, l'entrée de gamme est à 55 000 euros. Contre plus de 200 000 euros pour le modèle le plus cher. Ce qui fait la différence ? "La qualité de la cellule", indique Anthony Martinet. Comprenez la partie "habitat" de l'engin : "On va avoir des différences sur la qualité des matériaux, de l'isolation, des boiseries, de la sellerie, des coussins, etc. Les gens veulent un intérieur où ils se sentent bien." Le marché de l'occasion est aussi très florissant : "Les véhicules gardent une forte côte à la revente, et même sur les reprises que nous pouvons faire. Aujourd'hui, les clients gardent leur camping-car en moyenne trois ans avant d'en changer."
Les destinations qui ont la cote
Quelles sont les destinations prisées par les amateurs de cette "maison embarquée" ? Évidemment, la clientèle française parcourt avant tout l'Hexagone, avec une prédilection pour la côte bretonne, mais aussi, moins attendu, pour le Puy-du-Fou. "L'Espagne, l'Italie ou encore la Suisse et ses superbes paysages sont aussi prisés. Tout comme le Portugal, où vous pouvez y arriver en trois jours en faisant des pauses à travers l'Espagne", projette le directeur commercial de Libertium. Car le camping-car, c'est avant tout l'autonomie à prix modéré qui est prisée par les adeptes : "Aujourd'hui, quasiment tous sont équipés de panneaux solaires qui permettent une autonomie en électricité. On est aussi sur une consommation très faible, puisqu'avec 100 litres, une famille de quatre personnes va pouvoir tenir trois ou quatre jours. Sans compter que l'assurance reste très abordable, car on est sur des véhicules qui font 5 000 kilomètres par an", défend Anthony Martinet. Autant d'atouts qui séduisent un public de plus en plus large.
Salon du camping-car, du van et du fourgon aménagé, jusqu'au dimanche 26 avril au parc des expositions à Nîmes. Entrée gratuite, sur inscriptions à réaliser sur le site du salon.



