Chaque été, des millions d'automobilistes empruntent l'autoroute A9 pour leurs vacances ou trajets quotidiens. Mais que savent-ils vraiment de cette voie rapide ? Midi Libre vous propose une série sur les coulisses de l'autoroute du Sud, de sa construction aux anecdotes des gendarmes et douaniers, en passant par le quotidien des patrouilleurs. Dans ce volet, nous avons embarqué avec Christophe Mourrut, ouvrier autoroutier.
De militaire à patrouilleur
Christophe Mourrut, ancien caporal-chef dans l'armée, s'est reconverti il y a six ans en ouvrier autoroutier et patrouilleur sur l'A9. "On ne sait jamais ce qui peut arriver. Autant ça va être le Far West aujourd'hui", confie-t-il à bord de son fourgon Vinci Autoroutes, au départ de la direction régionale à Narbonne. "On peut être surpris tous les jours", ajoute-t-il.
Intervention à Lespignan
Quelques kilomètres après le départ, Christophe repère un camion à l'arrêt sur le bas-côté de la chaussée, vers Lespignan, dans l'Aude. Un pneu a explosé. Il signale l'accident aux régulateurs, emprunte un portail de service avec une clé spéciale et rejoint rapidement le chauffeur immobilisé. Alex, parti d'Espagne, doit rejoindre Clermont-Ferrand avec sa cargaison de céréales. "Si son camion se renverse, l'autoroute est coupée", commente le patrouilleur avant de communiquer les informations détaillées au poste de contrôle, dont la taille du pneu à remplacer.
Sécurisation et attente
Il faut attendre le dépanneur et sécuriser la zone pour permettre une intervention en toute sécurité. "Je ramasse beaucoup de coffres de toit, des pare-chocs, des canapés… J'ai pas tout vu, on peut être surpris tous les jours", raconte Christophe Mourrut en attendant. Le dépanneur arrive, le pneu est rapidement retiré et remplacé. Alex s'acquitte de la facture et repart.
Fin de journée
Pour Christophe Mourrut, direction le dépôt et les bennes pour jeter le pneu éclaté. Puis place à la transmission et à la relève : sa journée s'achève.



