Un non catégorique pour un chien-guide : un malvoyant exclu d'un FlixBus
Un homme malvoyant, Thomas Dubois, originaire de Grenoble, s'est vu refuser l'accès à un bus FlixBus le dimanche 15 mars 2026, alors qu'il rentrait des Jeux paralympiques de Milan-Cortina en Italie. Les chauffeurs ont catégoriquement refusé d'embarquer son chien-guide, un labrador de 4 ans, entraînant une exclusion immédiate du véhicule.
Un incident sur le chemin du retour
Thomas Dubois, ancien athlète de haut niveau, s'était rendu en Italie pour supporter la délégation française aux Jeux paralympiques. Au moment de l'embarquement dans le FlixBus pour le retour vers la France, les chauffeurs ont opposé un refus ferme à la présence de son chien. "Il n'y a pas eu moyen de discuter, c'était un non catégorique. Ils ont sorti les valises de la soute et ont fermé la porte devant nous", a-t-il raconté au Dauphiné Libéré.
Une règle méconnue et ses conséquences
La police, appelée sur place, a attesté que la compagnie FlixBus était en règle et ne faisait pas preuve de discrimination. En effet, une règle impose un préavis de 36 heures pour voyager avec un chien-guide, mais personne n'avait informé Thomas Dubois de cette obligation lors de son trajet aller. Le bus est donc parti sans lui, son amie et le chien.
Après négociation avec un responsable FlixBus, le couple a été redirigé vers Lyon, où il a dû patienter dans le froid de 3 h 30 à 5 h 30 avant de pouvoir rentrer chez lui. Pour Thomas Dubois, cet incident représente une discrimination flagrante : "Cela me prive de la liberté de me déplacer quand je veux par rapport à une personne valide."
Un espoir de changement
Ce Grenoblois, déjà confronté à une situation similaire avec Uber dans le passé, espère que son témoignage contribuera à faire évoluer les pratiques envers les personnes handicapées. L'incident met en lumière les défis persistants de l'accessibilité dans les transports publics et la nécessité d'une meilleure information sur les règles spécifiques.
L'affaire soulève des questions cruciales sur la mobilité inclusive et la sensibilisation aux besoins des personnes en situation de handicap, dans un contexte où les transports jouent un rôle essentiel dans l'autonomie quotidienne.



