Carole Delga défend la LGV Montpellier-Perpignan face aux critiques
La présidente de la Région Occitanie, Carole Delga, a fermement défendu le projet de ligne à grande vitesse (LGV) entre Montpellier et Perpignan lors de son passage à Mèze, vendredi. Face aux tensions politiques et environnementales croissantes, elle a appelé à revenir à des faits réels et à éviter les craintes exagérées.
Une ligne saturée : un constat alarmant
Carole Delga a souligné que la ligne actuelle est la plus saturée de France, avec une impossibilité d'ajouter des trains supplémentaires, que ce soit pour les déplacements domicile-travail ou les études. « On ne peut pas faire passer de train supplémentaire, c'est ça la vérité », a-t-elle insisté. Selon elle, la modernisation de la ligne existante ne suffirait pas à augmenter la capacité, contrairement à certaines affirmations.
Le viaduc de Poussan : un projet transparent
Le viaduc de Poussan, long de 1,4 km et haut de près de 30 mètres, fait partie des 18 ouvrages nécessaires à la première phase du projet. Un comité de concertation citoyenne a été mis en place pour enrichir les propositions, dont les travaux doivent se finaliser ce lundi 18 mai avant une validation en comité de pilotage le 3 juillet. Carole Delga a promis une « transparence totale » et un « argumentaire rationnel », tout en dénonçant les « mensonges » entendus lors du projet de l'A69.
Un enjeu de fret ferroviaire
La présidente de Région a également rappelé l'importance du fret dans la phase 1 du projet, entre Montpellier et Béziers. « Quand vous voyez les hordes de camions sur les routes, c'est extrêmement dangereux et polluant », a-t-elle déclaré, plaidant pour un transfert du transport routier vers le ferroviaire, en lien avec les travaux du port pour l'interconnexion maritime-ferroviaire.
Rassurer sur la source d'Issanka
Les craintes se sont cristallisées autour de la source d'Issanka, où des forages sont autorisés pour le futur viaduc. Carole Delga a tenu à rassurer : « La réglementation sur l'eau en France est l'une des plus protectrices au monde », a-t-elle affirmé, rappelant son expérience dans le domaine de l'eau. Le président de Sète Agglo, Loïc Linares, avait déjà évoqué un encadrement strict des forages.
Calendrier et prochaines étapes
Les études de conception détaillée, les mesures compensatoires et les interventions préparatoires se poursuivent. Un conseil départemental de l'environnement et des risques sanitaires et technologiques (Coderst) est programmé le 19 mai, avec un arrêté d'autorisation attendu courant juin. Carole Delga a réaffirmé l'objectif de débuter les travaux avant fin 2029, tout en reconnaissant les nuisances et en promettant des compensations environnementales pour les terres agricoles et viticoles impactées.



