Prix du carburant : désorganisation des stations-service en Lot-et-Garonne ce week-end pascal
Carburant : stations-service désorganisées en Lot-et-Garonne

Prix du carburant : une situation chaotique dans les stations-service du Lot-et-Garonne

Ce samedi 4 avril, le week-end pascal a été marqué par une désorganisation importante des stations-service en Lot-et-Garonne, en raison de la hausse des prix à la pompe. Plus de la moitié des stations estampillées TotalEnergies dans le département n'étaient plus en mesure de fournir du gazole à leurs clients, créant des disparités criantes entre les différents distributeurs.

Des fermetures forcées pour les professionnels

Du côté du garage Citroën de Jean-Marie Scié à Estillac, adossé à une station Elan, la situation est devenue intenable. « Depuis vendredi, je n'ai plus de carburant. J'ai décidé de fermer, car le livreur vient me ravitailler une fois par jour au lieu de deux », explique le patron. Il pointe du doigt la stratégie de TotalEnergies, qui a maintenu ses prix bas, attirant une clientèle habituellement fidèle aux supermarchés et provoquant une ruée sur ses pompes.

Jean-Marie Scié, qui ne souhaite pas pénaliser ses acheteurs habituels comme les transporteurs, a dû prendre une décision radicale. « Cela nous désorganise complètement, du coup on rouvrira que mardi », indique-t-il, exprimant son incompréhension face à cette flambée des prix. « Cela engendre de la peur, et porte tort à toute notre profession. Même dans des périodes de crises, on n'a jamais vu de tels tarifs. »

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Pas de pénurie générale, mais des difficultés persistantes

À Bias, la station Total Pejean est restée ouverte ce samedi, mais uniquement pour le GPL ou le GNR. « On a été pris d'assaut vendredi, entre 6 heures et 19 heures », témoigne un employé. Résultat : plus de gazole ni d'essence depuis le milieu de l'après-midi, avec une livraison prévue seulement pour mardi.

Malgré l'absence de pénurie généralisée, les professionnels reconnaissent que la situation est compliquée depuis quinze jours. « Il n'y a pas de pénurie, mais il faut bien admettre que c'est difficile. Même avec des chaînes pour indiquer que la pompe n'est pas accessible, on a toujours des clients qui viennent nous demander s'il reste du carburant… » précise un responsable. Dans cette station du Villeneuvois, un quota reste disponible pour les véhicules d'urgence, tels que les ambulances, taxis médicaux ou transports de sang.

Des prix qui divergent fortement entre les enseignes

La question tarifaire est au cœur des tensions. TotalEnergies maintient son bouclier tarifaire avec un gazole à 2,092 €/L, soit 18,3 centimes en deçà de la moyenne nationale. Une décision qui sera réévaluée le 7 avril. En parallèle, les grandes surfaces lot-et-garonnaises affichaient des prix bien plus élevés ce week-end, variant entre 2,199 € et 2,375 € le litre.

Cette disparité crée une concurrence déloyale et accentue les problèmes d'approvisionnement, les clients se ruant vers les stations aux tarifs les plus bas. La profession espère un retour à la normale dans les prochains jours, mais reste vigilante face à une situation inédite qui perturbe l'ensemble de la chaîne de distribution.

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