Découverte à vélo de la presqu'île du Cap-Ferret : 47 km d'itinéraires bis entre mer et forêt
À vélo sur la presqu'île du Cap-Ferret : 47 km d'itinéraires bis

Une escapade à vélo sur la presqu'île du Cap-Ferret

Entre le bord de l'eau et la pinède, 47 kilomètres au compteur grâce à des itinéraires bis pour se ressourcer et prendre des couleurs. Que l'on arrive par la navette ou que l'on se gare à Arès ou à Lège, la meilleure façon de découvrir la presqu'île du Cap-Ferret reste le vélo. À louer sur place – les loueurs sont nombreux – ou à apporter ! Pour en faire le tour complet, nous avons choisi de commencer par la vue sur mer, enfin sur le Bassin, pour terminer en forêt.

Le départ : entre parfums de pin et liberté

Dès le premier coup de pédale, on respire l'odeur du pin, des vacances et de la liberté, même si, au début, le bruit des voitures couvre un peu celui des oiseaux. À la Croix des Marins, quel que soit le niveau de marée, la vue est enchanteresse. Même lorsque la dune est sous l'ombre des nuages, le paysage reste saisissant.

Nous ne sommes pas d'un naturel partageur, alors, dès que possible, nous évitons de partager la route avec les automobilistes. Nous empruntons des itinéraires bis, suivant les panneaux Cap-Ferret par les villages, nous y perdant parfois avant de nous retrouver.

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La Pointe aux Chevaux : un dépaysement total

À la Pointe aux Chevaux, le décalage spatiotemporel est déroutant. Eau cristalline, sable fin, panorama à couper le souffle et villas somptueuses : on a le sentiment d'avoir été téléportés sur une île déserte du Pacifique. La gorgée d'eau tirée de la gourde, avalée face à l'île aux Oiseaux, n'a décidément pas le même goût qu'ailleurs.

Ça glisse tout seul sur l'asphalte, c'est grisant. À la jetée de Grand-Piquey, nous regardons partir des kayaks vers les cabanes tchanquées. Une expérience déjà vécue et vivement recommandée ! Nous passons ensuite devant les réservoirs, le marché couvert et la chapelle de Piraillan.

Les villages ostréicoles : une palette de couleurs

On prend vite des couleurs. Bleu vif, rouge, ocre, vert délavé… Les cabanes en rangs serrés des neuf villages et ports ostréicoles de la presqu'île que nous parcourons tour à tour sont construites en bois peint, en harmonie avec leur milieu naturel. Des coquilles d'huîtres bouchent les trous des allées marquées par le passage des engins.

Nous atteignons L'Herbe par le haut, pour le point de vue. Nous roulons en plein décor de carte postale. Le Canon est tout simplement canon, fleuri et embaumant le joli printemps. Nous mettons pied à sable devant la chapelle de la Villa algérienne et, au cœur du village, nous flânons dans la paisible rue des bons vivants et ses « affluentes » qui mènent au Bassin et aux cabanes de dégustation.

Promis, nous n'avons pas réveillé le chien qui dormait dans la rue du Chien-qui-Dort ! Nous faisons le cliché un peu cliché au débarcadère pour une petite escale avant de poursuivre notre route.

Une pause gourmande face à la mer

À force de croiser des cabanes ostréicoles et des villages de pêcheurs, l'envie de déguster les produits de la mer se fait pressante. Nous attachons nos montures à l'ombre des tamaris. Pour nous, c'est la Cabane d'Hortense et la bienveillance décontractée de Khalid ou rien.

Pendant que les mouettes se mesurent à l'épreuve des poteaux, nous dégustons notre douzaine d'huîtres et plus, par affinité, avec un point de vue grandiose sur la conche du Mimbeau et la dune du Pilat. Un véritable petit coin de paradis.

Le phare comme boussole

Le phare nous sert de boussole. À la Pointe, nous ne prenons pas le risque de nous ensabler, mais nous nous croyons dans une chanson de Souchon en voyant la dune de plus près. Après le réconfort, place à l'effort. Après le littoral ostréicole, nous entrons dans la forêt de pins.

La forêt de pins : un effort sportif et ressourçant

Sans arrêt, c'est plus sportif. La route cyclable est roulante et vallonnée. Ça monte et ça descend comme un mini-huit. Nous respirons à pleins poumons, seuls au milieu de la pinède. Là, au moins, nous sommes protégés des voitures. Nous entendons l'Océan qui murmure au loin, promettant de le revoir de plus près une autre fois.

Nous sommes rincés mais ressourcés au moment de rejoindre la civilisation. « Ça fait du bien, la vie », dit un graffiti à la sortie de la presqu'île. Et comment !

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