Test du roadster 2CV Burton : une expérience de conduite pure et sans assistances
Roadster 2CV Burton : un retour aux fondamentaux de la conduite

Test du roadster 2CV Burton : une plongée dans l'authenticité automobile

Le 2CV Méhari Club de Cassis propose un roadster deux-places inspiré des modèles anglais d'antan, mais construit sur la base d'une simple 2CV. Cette création offre un pur bonheur de conduite, en rupture totale avec la production actuelle bardée d'électronique.

Un atelier d'exception au service du patrimoine automobile

Fondé dans les années 80 par trois frères passionnés de restauration de Méhari, le club est rapidement devenu le référent national de cette auto emblématique. Citroën leur a même confié ses machines-outils pour produire près de 5 000 pièces de rechange, assurant ainsi la pérennité de ces véhicules à travers les générations.

Labellisée « Entreprise du Patrimoine Vivant », cette société emploie près de 80 salariés aux compétences variées : ferronnerie, construction de châssis, sellerie, et logistique. Tout est géré en interne, ce qui témoigne d'un savoir-faire exceptionnel.

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Le roadster 2CV Burton : une réinterprétation audacieuse

Pilotée par son directeur général Stéphane Wimez, l'entreprise s'est lancé un nouveau défi avec le roadster 2CV Burton. Inspiré des Morgan et Lotus Seven, ce modèle a été initialement dessiné aux Pays-Bas il y a 25 ans par Lomax, avant d'être intégré au catalogue du club français.

Nous avons testé la version Classic, avec ses ailes aux galbes généreux, sa sellerie corail et ses petites roues de 15 pouches. Monter à bord nécessite un petit effort, car la voiture se passe de portes. Une fois installé, on découvre un tableau de bord rudimentaire, avec de vrais boutons pour activer les essuie-glaces et régler les phares.

Une conduite à l'ancienne, sans assistances électroniques

Le levier de vitesses à quatre rappels, avec la première qui se verrouille en bas, confirme l'ADN 2CV de ce roadster. Pesant à peine 600 kg, on pourrait s'attendre à des accélérations vives, mais elles restent similaires à celles d'une 2CV originelle.

Lors de notre essai sur le col de la Gineste, direction Marseille, nous avons redécouvert les joies du pilotage à l'ancienne. Pas d'ABS ni de direction assistée ici : il faut anticiper les freinages, maîtriser les démarrages en côte, et tourner la tête pour vérifier les angles morts.

À 70 km/h, la sensation de vitesse est intense, presque comme si on dépassait les 200 km/h. Cette expérience simple et pure attire l'attention des autres usagers de la route, avec de nombreux pouces levés en signe d'approbation.

Un plaisir rare à un certain prix

Le roadster 2CV Burton est proposé à partir de 25 000 euros pour le kit seul, à condition de disposer d'une 2CV de base. Le 2CV Méhari Club est le seul habilité à réaliser le montage, et offre un large panel de personnalisations. L'entreprise peut également aider à trouver un châssis adapté.

Pour ceux qui souhaitent découvrir cette création de près, le 2CV Méhari Club organise des journées portes ouvertes. À l'occasion de la Journée nationale des véhicules d'époque, le lundi 27 avril, le public pourra visiter les ateliers et découvrir les différents sites de production.

Cette expérience de conduite rappelle que le plaisir automobile peut résider dans la simplicité et l'authenticité, loin des écrans et des assistances électroniques modernes.

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