Préchacq-les-Bains : une renaissance thermale sous nouvelle direction
La station thermale de Préchacq-les-Bains s'apprête à rouvrir ses portes le 4 mai prochain, marquant le début d'une nouvelle ère sous la direction de Damien Sancey. Ce changement de gouvernance s'accompagne d'une transformation profonde du système de soins, avec l'abandon de la boue au profit de l'argile pour traiter les rhumatismes et les affections des voies respiratoires.
Un contexte budgétaire national préoccupant
Passée sous silence pendant la campagne électorale locale, l'activité thermale a connu des moments d'inquiétude lors de l'élaboration du dernier budget national. La baisse du taux de remboursement des cures thermales était au cœur des discussions, suscitant des réactions de solidarité. La Communauté de communes Terres de Chalosse s'est mobilisée, tout comme les villes thermales, pour défendre la prise en charge de ces soins essentiels.
L'importance économique de la station de Préchacq-les-Bains est indéniable : elle représente une quarantaine d'emplois directs, accueille chaque année 2 500 curistes, génère 8 000 nuitées et perçoit 9 000 euros de taxe de séjour. Son impact économique induit sur le territoire est estimé à 35 000 euros supplémentaires. Face à ces enjeux, la Chaîne thermale du soleil a choisi de moderniser en profondeur son système de soins pour assurer sa pérennité.
Un nouveau directeur venu de Barbotan
Pour piloter cette transition et la réouverture prévue le 4 mai, Damien Sancey a été nommé directeur fin janvier 2026, succédant à Fanny Remiller qui occupait le poste depuis juillet 2023. Originaire de Nancy et diplômé en restauration et hôtellerie, il arrive de la station thermale de Barbotan-les-Thermes, l'un des vingt établissements de la Chaîne thermale du soleil.
Barbotan est en réalité un quartier de la commune gersoise de Cazaubon, où Damien Sancey dirigeait l'hôtel-restaurant La Bastide en Gascogne. Auparavant, il avait occupé pendant neuf ans le poste de directeur de la restauration à Eugénie-les-Bains, dans le restaurant étoilé de Michel Guérard. Depuis deux mois, il découvre les lieux qu'il qualifie de « havre de paix » et supervise le chantier de modernisation avec l'appui des spécialistes de la chaîne, Mme Bergeron et M. Besnard.
La révolution de l'argile : écologique et sanitaire
Le passage de la boue à l'argile constitue une innovation majeure. Cette transition permettra de réduire les contraintes physiques pour les employés, la consommation d'énergie et d'eau, tout en respectant les paramètres de qualité sanitaire de plus en plus stricts. Les soins seront désormais administrés via des pochons d'argile de 120 grammes, gorgés d'eau thermale et dédiés à chaque patient pour la durée de la cure.
Damien Sancey rappelle l'essentiel : « C'est bien l'eau thermale qui apporte les bénéfices thérapeutiques ». Cette modernisation vise donc à optimiser l'utilisation de cette ressource naturelle précieuse, tout en améliorant l'expérience des curistes et la durabilité environnementale de l'établissement.



