Les vendredi 24 et samedi 25 juillet, le jardin de l’hôpital de Saint-Alban-sur-Limagnole s’est transformé en scène de jeu pour deux soirées de Murder party. Le public est venu nombreux pour se glisser dans la peau d’enquêteurs aux côtés des comédiens de l’association Artémuse. Pour la deuxième année consécutive, cette troupe originaire de Fontanil-Cornillon était invitée par l’office de tourisme afin de proposer une expérience immersive au cœur du patrimoine local.
Élodie David, metteuse en scène et comédienne responsable du groupe, précise : « Autour des Murder party, nous avons voulu que le public devienne enquêteur sur un crime qui a été commis. »
Un baron dans les tourmentes du Gévaudan
La première intrigue, intitulée Un baron dans les tourmentes du Gévaudan, a transporté les participants en 1765. Le scénario s’intéressait au comte de Morangiès, un personnage historiquement lié à Saint-Alban, ainsi qu’au territoire du Gévaudan. Les enquêteurs ont ainsi pu découvrir une période marquée par les conflits militaires, les tensions familiales et l’histoire de la Bête du Gévaudan. Ce premier volet a permis de se familiariser avec l’histoire complexe du territoire, entre réalité et légende.
L’hôpital psychiatrique des années 1940
La seconde Murder party a emmené le public dans une tout autre atmosphère, celle de l’hôpital psychiatrique de Saint-Alban dans les années 1940. L’intrigue était centrée sur les figures de François Tosquelles et Lucien Bonafé, deux noms associés à l’histoire de l’établissement. Cette fois, il ne s’agissait pas d’un meurtre, mais de la disparition inquiétante d’un patient. Un événement qui, selon le scénario, plongeait tout Saint-Alban dans l’inquiétude et poussait les participants à multiplier les recherches. Le choix de ces personnages historiques n’était pas anodin : il visait à mettre en lumière une page importante de l’histoire de la psychiatrie.
Le décor jouait un rôle essentiel dans cette immersion. Le jardin de l’hôpital et les salles de l’établissement ont offert un cadre authentique et chargé de mémoire, propice à ce type d’animation. Les participants ont également apprécié la diversité des scénarios, qui leur a permis de découvrir deux époques très différentes de l’histoire de Saint-Alban.
Un franc succès et une météo capricieuse
Les soirées se sont déroulées dans des cadres différents. Vendredi, le jardin de l’hôpital servait de décor naturel. Samedi, en raison de la pluie, les organisateurs ont dû investir les salles de l’hôpital. Ce changement de dernière minute s’est finalement révélé bénéfique : l’atmosphère feutrée des lieux a renforcé l’ambiance de recherche.
Les deux soirées ont remporté un beau succès. Les participants, devenus enquêteurs le temps d’une soirée, ont été nombreux à saluer la qualité des énigmes, parfois difficiles à résoudre. Plusieurs ont d’ailleurs exprimé le souhait de revenir pour une prochaine édition, preuve que le concept a trouvé son public. Cette satisfaction devrait encourager les organisateurs à poursuivre sur cette lancée.
L’office de tourisme se félicite
Julie Mazet, directrice de l’office de tourisme, se félicite de cette dynamique. Elle souligne l’intérêt de proposer « des choses différentes, ludiques et originales » pour faire vivre le territoire. Selon elle, ces Murder party offrent une autre manière de découvrir ou redécouvrir l’histoire locale, en s’appuyant sur le jeu et le théâtre. Une approche qui semble convaincre, tant les participants sont repartis conquis.
En deux ans, cette collaboration a su trouver son public. Le succès de ces deux soirées estivales à Saint-Alban-sur-Limagnole démontre que le tourisme peut passer par des expériences culturelles participatives. L’office de tourisme pourra s’appuyer sur ces retours positifs pour envisager l’avenir. Le mélange de jeu, de théâtre et de patrimoine s’avère être une formule gagnante pour animer le territoire.



