Alors que la France se remet à peine d'un épisode caniculaire et qu'un autre est attendu dès ce week-end, les vacances d'été approchent avec la fin de l'école ce vendredi. La chaleur écrasante des derniers jours influence-t-elle les plans des vacanciers ? Selon Hotels.com, les deux derniers week-ends de juin ont montré un changement dans les destinations prisées : les recherches ont bondi de 170 % à Trouville (Normandie), 150 % à Dieppe et 55 % à Dunkerque (Nord).
Les Français s'adaptent sans supprimer leurs vacances
Pour les réservations estivales, le site Particulier à particulier (PAP) observe une hausse de 2,9 % par rapport à l'an dernier. « Les Français ne suppriment pas leurs vacances. Au contraire, ils s'adaptent et ils les réorganisent », précise la plateforme dans son étude. Sans surprise, la mer reste privilégiée avec près des deux tiers des demandes. Un Français sur dix envisage la montagne pour y trouver un peu plus de fraîcheur.
La façade Atlantique et la Manche en tête
Côté destinations, la façade Atlantique et la Manche, longtemps dans l'ombre de la Côte d'Azur, remportent les suffrages. PAP constate une hausse des réservations de 14,8 % cet été en Vendée/Charente, 13,5 % dans le nord de la Manche et 13,2 % en Bretagne/Loire-Atlantique. Avec des prix de location nettement inférieurs à ceux du littoral méditerranéen, ces régions suscitent « des espoirs de fraîcheur », selon la plateforme, qui note aussi une hausse de 14,1 % pour l'Espagne.
Des acteurs du tourisme mesurés
Tous les acteurs ne prévoient pas de changement majeur. « Quand il fait très froid, les gens aiment aller au soleil. Mais quand il fait très chaud, ils aiment toujours aller au soleil », sourit Laurent Abitbol, président du directoire des agences de voyages Selectour. « Les épisodes caniculaires ponctuels ont généralement un effet limité sur les réservations déjà engagées, en particulier pour les clientèles internationales ou les long-courriers », abonde l'agence Choose Paris Région, qui promeut le tourisme en Île-de-France.



