Calèche et bisons en rut : une immersion en Lozère
Calèche et bisons en rut : immersion en Lozère

Chaque vendredi, au parc des Bisons d’Europe de Sainte-Eulalie, en Lozère, les visiteurs peuvent participer aux soins des chevaux avant de partir en calèche à la rencontre des bisons. Cette animation, proposée depuis cet été, permet de découvrir les coulisses de la réserve, notamment la période de rut des bisons, où les mâles se montrent particulièrement susceptibles.

Une matinée au rythme des chevaux

Sur le haut plateau de la Margeride, l’air frais du matin accompagne les premiers pas des visiteurs. Peu matinales, les juments Florette et Kelza traînent des sabots, obligeant les participants à pénétrer dans leur enclos pour les chercher au licol. Antoine, le plus jeune des quatre enfants, hésite face à la jument qui le surplombe, mais accompagné par Maïwenn, soignante, il saisit finalement la longe et se dirige vers l’écurie.

Après le petit-déjeuner des chevaux, Sandrine Serret, responsable de la réserve, explique les gestes de soin : « L’étrille, brosse en plastique, s’utilise sur les parties charnues et musclées, le bouchon à poils durs s’utilise sur tout le corps sauf la tête, le ventre et les pattes où on va utiliser une brosse douce pour ne pas faire mal au cheval. » Les enfants, volontaires et enthousiastes, se prêtent au jeu, tandis que certains parents s’inquiètent : « Ne passe pas derrière le cheval », s’exclame une maman. Sandrine la rassure en expliquant qu’il n’y a rien à craindre si le cheval sent votre présence.

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La rencontre avec les bisons en rut

Une fois les juments harnachées et attelées à la calèche, la balade commence. Après avoir passé le sas de sécurité, une silhouette brune et épaisse apparaît au détour d’une forêt de pins. Maïwenn prévient : « En ce moment les bisons n’aiment pas trop les calèches, la période de rut les rend susceptibles. » Un mâle isolé ne prête pas attention, mais un autre, posté sur la colline, se montre plus virulent. La vigilance est de mise, mais Maïwenn rassure avec humour : « On n’a jamais perdu de clients. »

Ce voyage est aussi l’occasion d’en apprendre plus sur cette espèce disparue à l’état naturel depuis 1927. Avec ses 80 hectares, le parc principal abrite environ 35 bisons en libre reproduction. Pour aider au brassage génétique, un nouvel arrivant de République tchèque a été mis à part avec des femelles. « Chaque année, les mâles se battent pour déterminer qui aura le droit de s’accoupler et un seul gagne. Les combats sont spectaculaires, ça se pousse dans tous les sens, tête contre tête », explique Maïwenn.

Une nouvelle attraction : le tubing luge

Depuis l’été 2026, la réserve a également acquis une nouvelle attraction : le tubing luge, une descente de 80 mètres qui plonge les visiteurs au cœur de la nature. Une activité idéale pour les petits comme pour les grands, ouverte toute l’année sous réserve de conditions météo favorables, dès 6 ans. Tarifs : 1 h à 6 €, 2 h à 10 € ; tarif famille à partir de 2 bouées : 1 h à 5 €, 2 h à 8 €.

Après cette aventure, les visiteurs repartent avec le sentiment d’avoir découvert les coulisses d’un parc où la préservation de l’espèce passe aussi par la transmission et le partage.

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