Booking et Airbnb confrontés à la prostitution dans les locations touristiques
Les deux géants du marché de la location de meublés de tourisme, Booking et Airbnb, se déclarent réactifs lorsqu'ils reçoivent des signalements d'activités prostitutionnelles. Sur ces plateformes, la prostitution est strictement interdite, et les entreprises assurent prendre ce problème très au sérieux. Elles mettent à disposition des propriétaires et des voisins divers outils pour combattre ce phénomène, mais leur action dépend en premier lieu de la réception de signalements.
Les mécanismes de signalement des plateformes
Airbnb explique : « Notre ligne de sécurité accessible 24 heures sur 24 est disponible en français et dans 17 autres langues directement via notre application, pour tout hôte ou voyageur pendant une réservation. Cela permet un contact direct avec notre équipe de sécurité pour obtenir de l'aide. Notre ligne dédiée aux voisins permet de signaler directement des préoccupations urgentes concernant une annonce ou le comportement d'un voyageur. Nous examinons tous les signalements reçus et prenons des mesures, pouvant aller jusqu'à la suppression du compte des utilisateurs de la plateforme. »
Booking adopte une approche similaire : « Si nous avons le moindre doute concernant le comportement d'un prestataire d'hébergement ou d'un client, nous menons une enquête et prenons les mesures appropriées. Cela inclut une coopération totale avec les forces de l'ordre locales, ainsi que le blocage des clients pour empêcher de nouvelles réservations, ou des partenaires pour qu'ils ne puissent plus exercer sur notre plateforme. »
Les limites persistantes de ces solutions
Cependant, ces solutions présentent des limites significatives. Il est en effet très simple pour un utilisateur de se recréer un compte avec une nouvelle adresse e-mail, car aucune pièce d'identité n'est exigée pour effectuer une réservation. Cette facilité de réinscription compromet l'efficacité des mesures de blocage, permettant aux activités illicites de persister malgré les efforts des plateformes.
En résumé, bien que Booking et Airbnb déploient des outils de signalement et affichent une volonté de coopérer avec les autorités, la lutte contre la prostitution dans les locations touristiques reste entravée par des vulnérabilités structurelles, notamment l'absence de vérification d'identité rigoureuse.



