La fin programmée de la 2G en France : une révolution technologique en marche
Le réseau mobile en 2G, cette technologie historique apparue dans les années 1990, va progressivement disparaître du territoire français à partir du mois de mars prochain. Cette évolution majeure du paysage télécoms oblige les utilisateurs à anticiper le renouvellement de leur téléphone et de leur forfait pour maintenir leur connexion.
Une technologie obsolète à l'ère du numérique
À l'heure où l'intelligence artificielle, le multimédia et les réseaux sociaux dominent notre quotidien numérique, la persistance de forfaits mobiles en 2G peut sembler anachronique. Pourtant, cette technologie baptisée GSM (Global System for Mobile communications) continue d'équiper certains téléphones, permettant encore aujourd'hui de passer des appels et d'envoyer des messages SMS.
Le calendrier précis de l'extinction commence le 31 mars 2026 dans plusieurs communes du Pays basque et du Béarn. L'arrêt définitif des réseaux 2G et 3G concerne tous les opérateurs de téléphonie mobile, avec des échéances différenciées : fin 2026 pour Orange, fin 2028 pour SFR et fin 2029 pour Bouygues Telecom.
Modernisation et sécurité au cœur du projet
« Cette suppression s'inscrit dans la logique de modernisation de nos réseaux », explique Benjamin Dulong, directeur des relations avec les collectivités locales chez Orange France. « Aujourd'hui, notre taux de couverture en 4G atteint 99% sur le territoire national, et 76% en 5G. Cela répond aux usages contemporains et garantit une continuité de couverture optimale. »
La disparition de la 2G répond également à des impératifs de sécurité renforcés. « Ce matériel est devenu obsolète, alors que les technologies actuelles offrent une bien meilleure sécurisation de nos réseaux et une connectivité améliorée », précise Benjamin Dulong. L'arrêt progressif de la 2G, puis de la 3G, permettra de libérer des fréquences radio essentielles au développement des réseaux 4G et 5G.
Avantages énergétiques et environnementaux
Les nouvelles générations de connexion mobile présentent un avantage énergétique significatif par rapport aux réseaux historiques. « L'impact environnemental n'est pas neutre », souligne Benjamin Dulong. « La comparaison est frappante : c'est comme si on opposait les ampoules LED modernes aux anciens filaments en tungstène. »
Accompagnement des utilisateurs concernés
Ce projet, initié par l'État et mis en œuvre par l'ensemble des opérateurs, prévoit un accompagnement personnalisé des clients. Dans les Pyrénées-Atlantiques, environ 3 000 abonnements 2G actifs ont été recensés. Tous leurs propriétaires ont été ou seront prochainement informés de la fin de ce service.
Les opérateurs guideront ces utilisateurs vers des solutions adaptées :
- Changement vers des téléphones compatibles 4G/5G
- Maintien possible des téléphones à touches ou à clapet pour les usages basiques
- Préservation des fonctionnalités essentielles (appels, SMS) sans connexion internet obligatoire
« Les usages ne seront pas perturbés », assure Benjamin Dulong, rassurant les nostalgiques des cellulaires traditionnels.
Déploiement territorial progressif
Orange sera le premier opérateur à procéder à cette migration technologique. Dès le 31 mars prochain, 28 communes de la Côte basque verront disparaître le réseau 2G. L'ensemble des communes du Béarn et du Pays basque basculeront vers les nouvelles générations le 12 mai 2026, les autres opérateurs suivant ce mouvement selon leur calendrier respectif.
« Nous travaillons en étroite collaboration avec la Préfecture et les maires des communes concernées pour relayer efficacement l'information », ajoute le cadre d'Orange.
Cette extinction progressive de la 2G, puis de la 3G, marque avec la fin du réseau internet cuivre au profit de la fibre optique, le véritable crépuscule des technologies de connexion du XXe siècle en France.



