Retraitée contrainte de vendre sa maison, sans logement à cause de son revenu
Retraitée vend sa maison, sans logement à cause de son revenu

« Je n’ai pas les moyens de payer » : une retraitée vend sa maison et se retrouve sans logement

Dans quelques jours, Josette Gotti, âgée de 73 ans, pourrait se retrouver à la rue. Cette septuagénaire résidant à Tartas, dans les Landes, a été contrainte de vendre sa maison. Aujourd’hui, elle peine à trouver un logement à louer, malgré ses revenus. Son cas met en lumière la précarité croissante qui touche de nombreux retraités en France.

Une vente forcée par manque de moyens

Josette Gotti a acheté sa maison il y a sept ans. Cependant, le bâtiment n’était pas relié au tout-à-l’égout et nécessitait des travaux importants. « Je n’ai pas les moyens de payer 10 000 euros de travaux, j’ai donc vendu ma maison », explique-t-elle. Mais cette décision l’a confrontée à un nouveau problème : trouver une location adaptée à son âge et à son budget.

L’impossible quête d’un logement locatif

Avec une retraite mensuelle de 1 250 euros, Josette Gotti visait une maisonnette à 500-600 euros par mois. Cependant, elle se heurte à la règle des trois fois le loyer, exigée par la plupart des agences immobilières. Bien que cette règle n’ait aucune base légale, elle reste un standard largement utilisé par les bailleurs pour sécuriser le risque d’impayés.

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Malgré l’apport financier provenant de la vente de sa maison, et même avec ses deux filles qui se portent garantes, les refus des agences se multiplient. « Je ne suis pas clocharde, mais je suis en train de le devenir », confie-t-elle, décrivant sa situation désespérée.

Une précarité qui dépasse le cas individuel

Le cas de Josette Gotti n’est pas isolé. Selon une étude de la DRESS (Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques) en 2025, environ un retraité sur dix vit avec moins de 1 217 euros mensuels. Ces personnes sont particulièrement vulnérables face à la hausse des loyers et des charges.

Une fois leur maison vendue, souvent par nécessité, ces retraités ont peu de marge de manœuvre pour se reloger. La pression sur le marché locatif, combinée à des critères de sélection stricts, aggrave leur situation. Des mobilisations, comme celles prévues dans le cadre du budget 2026, dénoncent cette précarité grandissante.

Des solutions limitées et des appels à l’action

Face à cette crise, des syndicats et associations pointent du doigt l’« acharnement » contre les retraités. Des cas similaires, comme celui d’Annie à Montpellier, qui, à 78 ans, risque de se retrouver à la rue malgré des demandes répétées de logement social, illustrent l’urgence de la situation.

La Nouvelle-Aquitaine, région où réside Josette Gotti, est particulièrement touchée par ces problématiques. Les retraités à faibles revenus y rencontrent des difficultés accrues pour accéder à un logement décent, soulignant la nécessité de politiques publiques plus adaptées.

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