Prada affiche une croissance exceptionnelle dans un secteur du luxe en difficulté
Alors que de nombreuses marques de luxe traversent des périodes difficiles depuis 2024, Prada se distingue par sa résilience et son succès continu. En octobre 2025, le groupe a dévoilé des résultats impressionnants pour les neuf premiers mois de l'année, avec un bénéfice net en hausse de 9%, atteignant 4 milliards d'euros. Cette performance marque un incroyable record de 19 trimestres consécutifs de croissance, solidifiant la position de Prada comme un leader incontesté dans l'industrie.
Un défilé transformé en superproduction à la Fondation Prada
Le 26 février 2026, Prada a présenté sa collection automne-hiver 2026-2027 lors de la fashion week de Milan, dans l'emblématique Fondation Prada, inaugurée par Miuccia Prada en 2015. L'événement a rassemblé près d'un millier d'invités, créant une agitation intense tant à l'extérieur qu'à l'intérieur du lieu. Devant l'entrée, les célébrités et les fans se pressaient en nombre, perturbant la circulation du quartier et nécessitant des mesures de sécurité comparables à celles d'un aéroport.
À l'intérieur, photographes et influenceurs s'affairaient à capturer chaque détail pour les réseaux sociaux, du décor surprenant composé de cheminées et de portes tapissant les murs aux stars arborant des tenues Prada complètes. Parmi les invités de marque, on notait la présence rare et remarquée du couple Mark Zuckerberg et Priscilla Chan, éclipsant même des célébrités comme l'actrice Carey Mulligan, l'athlète Eileen Gu, triple médaillée olympique, ou le boys band chinois Transform Project.
Une collection conceptuelle explorant les strates de l'identité féminine
Le défilé de Prada s'est distingué par son approche artistique et conceptuelle, avec seulement 15 mannequins effectuant chacun quatre passages. Sous la direction créative de Miuccia Prada et Raf Simons, chaque modèle a progressivement retiré des éléments de sa tenue, passant de manteaux à des pulls ou vestes, puis à des sous-vêtements. Cette performance symbolisait les multiples facettes et personnalités que les femmes endossent au quotidien.
Les pièces de la collection présentaient un travail minutieux de dégradation des tissus, ajoutant une dimension narrative à l'ensemble. Par exemple, une robe en satin était partiellement « dévorée » par un traitement chimique, révélant une couche sous-jacente de mousseline. Des jupes brodées de perles et de paillettes semblaient abîmées, comme griffées, tandis que des chemises en popeline aux teintes délicates arboraient des traces de rouille. Des chaussures paraissaient déjà usées, complétant cette esthétique volontairement défraîchie.
Quelques pulls et manteaux, exempts de ces stigmates et d'une coupe impeccable, venaient équilibrer la collection. Après le défilé, Miuccia Prada a expliqué que cette approche reflétait « l'idée de la complexité des strates, qui existent dans l'histoire, en politique, dans la vie, et qui se reflètent dans nos vêtements ».
Un calme serein malgré la frénésie des coulisses
Dans les coulisses, malgré le tumulte causé par le passage des célébrités et l'assaut des journalistes cherchant à saisir chaque déclaration, Miuccia Prada et Raf Simons affichaient une sérénité remarquable. Leur assurance témoigne d'une confiance absolue dans leur vision créative et leur succès commercial, sans rien à prouver de plus.
Ce défilé a non seulement consolidé la réputation de Prada comme une marque innovante et audacieuse, mais il a aussi souligné sa capacité à transformer la mode en une expérience artistique profonde, tout en maintenant une croissance financière robuste dans un contexte économique incertain.



