L'été approche et l'horlogerie suisse se pare de couleurs vives et pastel. Certina, Tag Heuer et Hamilton présentent leurs nouvelles collections, tandis que des pièces historiques sont mises aux enchères à Genève.
Certina en mode acidulé
La marque du Swatch Group, fondée en 1888 à Granges par les frères Kurth, mise sur la légèreté et la couleur avec trois nouveaux modèles DS Action Diver 38 mm en titane grade 2. Les cadrans se déclinent en turquoise sur gris, orange électrique sur bleu marine et rose flamant sur noir. Le mouvement, un cousin du Powermatic 80, est protégé par le système Double Sécurité Concept Extreme Shock Resistance, garantissant une étanchéité à 300 mètres. Prix : 1 085 euros.
Tag Heuer en mode pastel
La marque propriété de LVMH, sponsor officiel de la Formule 1, lance cinq montres Formula 1 Solargraph 38 mm aux tons pastel : vert sauge, rose poudré, bleu lavande, bleu glacier et beige sable. Le calibre TH50-00 Solargraph fonctionne à l'énergie solaire : une minute au soleil offre une journée d'autonomie, et quarante heures de charge complète procurent jusqu'à dix mois dans l'obscurité. Deux versions sont disponibles : l'une en boîtier composite TH-Polylight sur bracelet caoutchouc (1 950 euros), l'autre en acier sablé avec huit diamants naturels (2 800 euros). Les séries sont limitées de 1 000 à 3 500 pièces.
Hamilton en mode King
La Khaki Field King Day-Date Automatic, 40 mm, abandonne l'échelle des 24 heures pour un cadran épuré. Le guichet jour-date à 12 heures, signature du modèle, gagne en contraste. Disponible en noir, bleu ou vert, avec bracelet cuir (745 euros) ou acier (825 euros). Hamilton, spécialiste des collaborations cinématographiques, promet de nouvelles annonces prestigieuses d'ici l'été.
Enchères : deux monuments horlogers
Ce week-end, Phillips organise à Genève la Geneva Watch Auction XXIII. La vedette est une Patek Philippe réf. 2523 à cadran émail « Amérique du Sud », produite en 1953, estimée à 5 millions de francs suisses. Cette montre à heure universelle affiche les 24 fuseaux horaires sur un cadran émaillé représentant l'Amérique du Sud. Selon les experts, c'est une pièce « une fois par génération ».
Autre pièce rare : la montre de poche Agassiz offerte au général de Gaulle pour Noël 1945, estimée entre 325 000 et 650 000 euros. Sur son cadran émaillé, Jeanne d'Arc plante la Croix de Lorraine. Cette montre fait partie des quatre « Victory Watches » produites par Agassiz, ancêtre de Longines. Les montres offertes à Truman (Statue de la Liberté), Staline (ouvrier devant une aciérie) et Churchill (saint Georges terrassant le dragon) ont disparu, sauf celle de Churchill, adjugée 630 000 euros en 2015.



