La Verrerie Arc annonce 250 licenciements secs après son rachat par Timothée Durand
Verrerie Arc : 250 licenciements secs après le rachat

La Verrerie Arc réduit ses effectifs de 800 postes après son rachat

Le repreneur de la verrerie Arc, Timothée Durand, a annoncé mardi 250 licenciements secs sur les 3 500 salariés totaux de l'entreprise. Cette décision intervient après la validation de son projet de reprise par le tribunal de commerce de Tourcoing vendredi dernier. Timothée Durand, qui deviendra le nouveau propriétaire et PDG du groupe en avril, a précisé que ces licenciements contraints font partie d'un plan global de 700 suppressions de postes.

Un plan de restructuration pour retrouver la rentabilité

Lors d'un déplacement du ministre délégué à l'Industrie Sébastien Martin dans l'usine principale d'Arques (Pas-de-Calais), Timothée Durand a justifié cette mesure. « Environ 250 personnes devront partir de manière contrainte », a-t-il déclaré, ajoutant : « C'est malheureux, et j'ai une vraie pensée pour ces personnes aujourd'hui ». Les 450 autres suppressions de postes se feront via des départs volontaires, réduisant les effectifs du site de 3 500 à 2 700 salariés.

Ce redimensionnement est présenté comme nécessaire pour que l'entreprise redevienne « profitable très rapidement ». Timothée Durand a expliqué qu'après une phase de stabilisation, une seconde étape du plan impliquera « beaucoup d'innovation pour monter en gamme progressivement et être plus compétitifs sur les marchés que nous visons ».

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Réactions politiques et syndicales

Sébastien Martin s'est félicité de ce rachat, qualifiant l'offre de Timothée Durand de « courageuse et audacieuse ». Il a souligné que l'État est « aux côtés de tous les salariés » non repris, avec une mission spéciale de France Travail et un dispositif de « rebond industriel » pour stimuler l'emploi local. « Il y a déjà un peu plus de 110 emplois liés à des investissements industriels » identifiés dans le bassin d'emploi, a-t-il affirmé.

Cependant, Frédéric Specque, délégué CGT chez Arc, critique la gestion des départs. Il estime que tout n'a pas été fait pour maximiser les départs volontaires, notant que dans certaines catégories, les demandes excèdent les suppressions prévues. « Ça veut dire qu'on va faire rester des gens qui veulent partir et, à l'inverse, on va faire partir des gens qui auraient voulu rester », a-t-il déploré.

Contexte et défis de l'entreprise

Arc, un des principaux producteurs mondiaux de verres pour les arts de la table, a été fragilisé par :

  • La flambée des coûts de l'énergie et de l'inflation.
  • L'intensification de la concurrence asiatique.

Le groupe, bientôt rebaptisé « Verrerie Arc 1825 », représente un fleuron industriel bicentenaire. Cette restructuration vise à assurer sa pérennité dans un marché de plus en plus compétitif, tout en préservant l'essentiel de ses activités à Arques.

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