Les pelles mécaniques sont entrées en action cette semaine au bord du canal de La Peyrade, à Sète. L’Agglopôle de Sète Méditerranée a lancé les travaux d’un réseau de canalisations souterrain qui alimentera en eaux recyclées le site industriel de Saipol, premier consommateur d’eau potable du Bassin de Thau. Ce projet permettra d’économiser 350 000 mètres cubes d’eau potable par an.
Un chantier de 2 millions d’euros
Les travaux, estimés à 2 millions d’euros, sont financés par l’Agglo, l’Agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse et la Région Occitanie. Ils devraient durer jusqu’en septembre 2026. Il s’agit du premier projet de réutilisation des eaux usées de l’Agglopôle à usage industriel. La nouvelle station d’épuration des Eaux-Blanches (Step) traite les effluents de sept communes : Sète, Frontignan, Poussan, Balaruc-les-Bains, Balaruc-le-Vieux, Gigean et Bouzigues. Jusqu’ici, ces eaux retraitées étaient rejetées en mer. Désormais, 350 000 des 600 000 mètres cubes produits chaque année seront redirigés vers Saipol.
Un réseau de 1,4 km sous la voie ferrée
Le nouveau réseau de canalisations s’étendra sur 1,4 kilomètre, avec un fonçage de 900 mètres sous l’avenue Martelli. Il passera également en partie sous la ligne SNCF. Un système de pompage sera installé au niveau de la Step, située impasse des Eaux-Claires. De son côté, Saipol construira un bassin de récupération pour ces eaux, qui subiront un traitement supplémentaire dans l’usine. Une convention a été signée entre les deux parties pour définir les modalités du service.
Un impact sur la gestion de l’eau potable
À terme, ces 350 000 mètres cubes d’eau seront facturés moins cher que l’eau potable à Saipol. La Semop, gestionnaire de l’eau potable de Sète confiée à Suez, devrait voir ses recettes baisser. Face aux nouveaux enjeux de la réutilisation des eaux usées, la Ville de Sète pourrait passer sa gestion de l’eau potable sous un régime de grande régie avec d’autres communes de l’Agglo, pour plus de souplesse financière et technique.



