Reprise des Papeteries de Condat : Une Vingtaine d'Emplois Seulement Préservés
La reprise des papeteries de Condat, situées au Lardin-Saint-Lazare en Dordogne, par la Société de participation de la Braye (SPB), s'accompagne d'une réduction drastique des effectifs. Sur les 200 emplois que compte historiquement le site, seulement une vingtaine seront conservés, entraînant la suppression de près de 180 postes. Cette annonce a provoqué une vague de tristesse et de désabusement parmi les salariés et la communauté locale.
Absence de la Préfète et Réactions Officielles
Lors d'une visite sur place le lundi 2 mars, l'absence notable de la préfète de la Dordogne, Marie Aubert, a été pointée du doigt, notamment par la maire Francine Bourra. En réponse, la préfète a publié un communiqué le mardi 3 mars, exprimant sa compréhension face à « l'inquiétude et la détresse que cette décision peut susciter ». Elle a qualifié cette étape de « importante pour le devenir du site » et annoncé un accompagnement renforcé des salariés affectés.
Mise en Place d'une Cellule d'Appui Exceptionnelle
Pour soutenir les travailleurs, une cellule d'appui à la sécurisation professionnelle (CASP) sera déployée dans les prochains jours, avec une durée maximale de six semaines. Ce dispositif, financé par l'État, vise à intervenir immédiatement, avant même la mise en œuvre des licenciements. Les salariés bénéficieront d'un espace dédié, accessible physiquement et par téléphone, pour obtenir des informations sur leurs droits, les dispositifs existants et les perspectives professionnelles. Un soutien psychologique sera également proposé.
Contrat de Sécurisation Professionnelle et Suivi
Après cette phase initiale, les salariés qui le souhaitent pourront bénéficier d'un contrat de sécurisation professionnelle (CSP). Ce contrat inclut :
- Un conseiller dédié pour un accompagnement personnalisé.
- Des formations adaptées aux besoins du marché.
- Des immersions en entreprise pour faciliter la reconversion.
- Un soutien financier via une allocation versée par France Travail pendant jusqu'à un an.
Si un salarié n'a pas retrouvé d'emploi à l'issue du CSP, une autre aide pourra prendre le relais. La préfète a également annoncé la création d'un comité de suivi et des réunions régulières avec SPB pour assurer un accompagnement continu.
Engagement du Ministre de l'Industrie
Le ministre de l'Industrie, Sébastien Martin, a assuré aux médias locaux, notamment Ici Périgord, qu'il veillerait à ce que les salariés licenciés soient prioritaires pour les futures embauches promises par SPB. Cet engagement vise à offrir une lueur d'espoir dans un contexte difficile, bien que les perspectives immédiates restent limitées avec la perte massive d'emplois.
Cette situation souligne les défis de la reprise industrielle dans les régions comme la Dordogne, où la préservation de l'emploi est cruciale pour l'économie locale. Les mesures d'accompagnement, bien que nécessaires, ne compensent pas entièrement l'impact social de ces suppressions de postes, laissant la communauté en attente de solutions durables.



