Patrimoine des Français : un enjeu crucial de transmission
Immobilier, assurance-vie, bourse, livrets… Les Français ont constitué au fil des années un patrimoine substantiel, fruit de leur travail ou d'héritages successifs. La question de sa gestion optimale et de sa transmission aux proches se pose avec une acuité particulière, alors que deux évolutions majeures se télescopent dans notre société.
La pression fiscale : une tentation récurrente de l'État
La première évolution durable est la volonté récurrente des pouvoirs publics de capter l'épargne des Français. Cette tendance se manifeste par une taxation toujours plus élevée des revenus, avec notamment la hausse des prélèvements sociaux, et du patrimoine lui-même. Les débats à l'Assemblée nationale cet automne en sont une illustration frappante, avec le projet d'instauration de la taxe Zucman ou les propositions de relèvement des droits de succession.
Ces débats, s'ils n'ont pas abouti dans l'immédiat, seront très certainement repris ultérieurement. La tentation est forte en France de « faire payer les riches », une dynamique politique qui pèse lourdement sur les stratégies patrimoniales des ménages.
L'allongement de la vie et les nouvelles configurations familiales
La seconde évolution majeure est l'allongement significatif de l'espérance de vie. Conséquence directe : on transmet ses biens à un âge de plus en plus avancé, à des héritiers eux-mêmes plus âgés, qui en ont souvent moins besoin que leurs propres enfants ou petits-enfants.
À ce phénomène démographique s'ajoutent les profondes mutations des structures familiales. La multiplication des familles recomposées, l'expatriation de plus en plus fréquente des enfants, et la diversité des situations personnelles complexifient considérablement les schémas de transmission traditionnels.
Ne rien faire est source de désillusions
Face à ces enjeux croisés, l'inaction ou le simple fait de ne rien envisager est source de désillusions et de frustrations futures. Pourtant, l'arsenal juridique et fiscal disponible aujourd'hui permet d'agir avec précision. Il permet de « coller » à ses souhaits personnels, d'organiser sereinement l'avenir et, surtout, de réduire significativement les droits que devront acquitter vos proches après votre décès.
Peu de Français savent, par exemple, qu'un couple peut donner en toute légalité jusqu'à 263 730 euros en franchise de droits à chacun de ses enfants. De même, il est possible de donner un bien tout en en conservant la jouissance, ou d'assurer l'avenir d'un enfant handicapé sans léser ses frères et sœurs.
La protection du conjoint peut être renforcée par le choix d'un régime matrimonial adapté. Le recours à l'assurance-vie demeure un outil central, et la question de la loi applicable à sa succession en cas d'expatriation est primordiale.
Des experts pour répondre aux questions
Pour répondre à toutes ces interrogations complexes, Le Point a fait appel à Catherine Costa, diplômée notaire et ingénieur patrimonial chez Milleis Banque Privée. Son expertise permettra d'éclairer les nombreuses possibilités offertes par la loi.
La conférence sera animée par Valérie Toranian, directrice de la rédaction du Point, et Laurence Allard, directrice adjointe en charge des placements au sein de la rédaction. Un événement essentiel pour tous ceux qui souhaitent prendre en main la transmission de leur patrimoine dans un contexte en pleine mutation.



