« Sud Ouest » a posé trois questions à Grégory Barthe, vice-président de l’Observatoire immobilier du Sud-Ouest (OISO) et directeur d’Icade Promotion Pays basque-Sud Landes, pour faire le point sur l’immobilier neuf en 2025.
Un bilan en demi-teinte
Selon Grégory Barthe, l’année 2025 est contrastée. D’un côté, le nombre de logements autorisés a progressé de 9 % dans les Pyrénées-Atlantiques et les Landes, signe encourageant pour les futures mises en chantier. De l’autre, les transactions ont chuté : seulement un millier de ventes en Sud Aquitaine, soit un recul de 10 % par rapport à 2024. Près de 250 logements ont été retirés de la commercialisation, et le stock de logements invendus a fortement augmenté. « C’est assez inquiétant au regard de la demande de logements qui reste pourtant toujours aussi forte », souligne-t-il.
Les causes du paradoxe
Ce décalage s’explique par des prix trop élevés par rapport aux capacités d’achat des ménages, notamment dans l’agglomération de Bayonne, longtemps locomotive du secteur. Les prix doivent être corrigés, mais le coût du foncier et de la construction varie fortement selon les territoires. En conséquence, la production se déplace vers des zones plus abordables : l’intérieur du Pays basque, la communauté de communes Maremne Adour Côte Sud, le Grand Dax, Mont-de-Marsan ou le Béarn.
Perspectives pour 2026
Le marché restera fragile, porté à 90 % par l’accession à la propriété, les investisseurs ayant quasiment disparu. Les ventes aidées (accession sociale ou libre « abordable ») représentent un tiers des transactions. Les promoteurs devront « faire de la haute couture » pour ajuster leur production aux capacités financières des ménages.



