Selon une étude du réseau d'agences immobilières Meilleurs Agents publiée le 3 juillet 2026, les prix de l'immobilier dans les stations balnéaires françaises ont augmenté en moyenne de 4 % sur un an. Cette hausse confirme la vigueur persistante de ce segment du marché, malgré un contexte de hausse des taux d'intérêt.
Les stations les plus dynamiques
Les plus fortes progressions sont observées sur la côte atlantique et en Méditerranée. À Biarritz, le prix moyen au mètre carré atteint 8 500 euros, soit une hausse de 6 % par rapport à 2025. À Saint-Tropez, le mètre carré frôle les 12 000 euros, en progression de 5 %. En revanche, certaines stations de la Manche, comme Deauville, enregistrent une hausse plus modérée de 2 %.
Un marché porté par la demande étrangère
L'étude souligne que la demande étrangère, notamment des acheteurs belges, suisses et allemands, reste un moteur important. « Les résidents étrangers représentent environ 20 % des acquéreurs dans les stations les plus prisées », indique Alexandra Bensaïd, directrice des études chez Meilleurs Agents. Cette demande soutient les prix, même si les acheteurs français sont plus prudents en raison de l'augmentation des coûts de crédit.
Des disparités régionales marquées
Les disparités entre les régions sont notables. Sur la côte d'Azur, les prix moyens dépassent 10 000 euros le mètre carré, tandis que sur la côte atlantique, ils se situent entre 5 000 et 7 000 euros. Les stations de Corse, comme Porto-Vecchio, enregistrent une hausse de 7 %, portée par une offre limitée. En Bretagne, la progression est plus contenue, autour de 2 %.
Un marché résilient face aux taux
Malgré la remontée des taux d'intérêt, le marché balnéaire reste dynamique. « Les acquéreurs sont souvent des ménages aisés qui achètent comptant ou avec un faible recours au crédit », explique un porte-parole de Meilleurs Agents. De plus, la location saisonnière attire des investisseurs cherchant un rendement locatif, ce qui maintient la demande.
Des perspectives optimistes pour 2027
Les experts anticipent une poursuite de la hausse en 2027, à un rythme toutefois plus modéré. « La rareté des biens dans les zones les plus recherchées et la demande étrangère devraient continuer à soutenir les prix », conclut l'étude. Toutefois, une normalisation du marché est attendue si les taux d'intérêt continuent d'augmenter.



