Une propriété exceptionnelle à Montgeron, témoin de l'histoire et de l'art
Les grilles du portail s'ouvrent sur un écrin préservé, comme suspendu hors du temps. À Montgeron, dans l'Essonne, à seulement vingt kilomètres de Paris, cette propriété classée des XVIIe et XVIIIe siècles dévoile un charme singulier, ayant traversé les époques sans jamais perdre son âme. Elle réunit tout le caractère affirmé et l'élégance discrète des grandes et vieilles demeures, offrant un voyage architectural et historique unique.
Une façade néoclassique et un parc à l'anglaise remarquables
La façade néoclassique arbore des impostes ornées de bas-reliefs et des portes-fenêtres encadrées de colonnes doriques, dans le pur style Directoire. Le vaste parc à l'anglaise, peuplé d'arbres séculaires, comprend une grotte Rocaille, une terrasse à sphinges, un bassin et divers éléments ornementaux tels que statues et vases. Ces éléments témoignent du soin raffiné apporté aux propriétés de l'époque, créant un cadre paisible et majestueux.
Des dépendances et une histoire riche
La propriété inclut des dépendances, une maison attenante de style Régence et deux pavillons Henri IV. Maëlys de Lummen, présidente de Drouot Propriétés, souligne : « Cette demeure, où se mêlent plusieurs époques et courants architecturaux, tire, avant tout, sa valeur de son histoire et de son intérêt patrimonial. » Drouot Propriétés, pôle immobilier de l'emblématique hôtel de vente, assurera la cession de ce bien exceptionnel.
Des décors d'origine et une atmosphère particulière
L'intérieur, maintenu dans son décor d'origine, prolonge cette belle promesse. Organisé autour d'un large vestibule et d'un escalier monumental desservant trois niveaux, il conserve intacts ses éléments décoratifs de l'époque :
- Boiseries et moulures raffinées
- Cheminées élégantes et décors peints
- Escalier de pierre à cabochons et rampe de fer forgé
- Sol en faïence d'inspiration italienne
Subsiste même un long « passe-tableau », vestige d'un ancien propriétaire des lieux : le peintre Carolus-Duran (1837-1917), portraitiste mondain parmi les plus appréciés de la haute société de la Troisième République. Il en fit sa demeure et atelier durant vingt ans et immortalisa les extérieurs dans un tableau intitulé « Montgeron, coin de la maison » vers 1877.
Une âme vivante et des configurations adaptables
« Cette maison dégage une atmosphère particulière, elle a une âme », observe Maëlys de Lummen. « On imagine parfaitement Carolus-Duran recevoir ses amis peintres impressionnistes et installer, avec eux, des chevalets. Comme on imagine leurs festivités sur la terrasse ou dans les grandes pièces de réception donnant vue sur le parc, avec amis, enfants et domestiques… »
Les propriétaires actuels – une même famille depuis 1910 – avaient pris le parti de distribuer la demeure en trois appartements, tout en partageant les espaces communs. Avec une surface habitable de 740 mètres carrés, la propriété offre un large éventail de configurations, adaptables aux besoins de ses futurs occupants.
Mise aux enchères imminente
La mise à prix est fixée à 2,5 millions d'euros. Les enchères ouvriront sur le site drouot.immo le 27 mars prochain, offrant une opportunité rare d'acquérir un morceau d'histoire et d'art, niché à quelques kilomètres de la capitale.



