À Briscous, les choix budgétaires de la municipalité alimentent aujourd'hui le débat public et suscitent de nombreuses interrogations du côté de l'opposition municipale. Lors de la campagne électorale, la majorité s'était engagée à ne pas augmenter les impôts locaux, mettant en avant une gestion présentée comme saine et maîtrisée. Pourtant, les habitants ont vu leur taxe foncière augmenter d'environ 100 euros par foyer, dans un contexte économique déjà difficile pour de nombreuses familles.
Une situation financière préoccupante
Pour les élus de la liste Ensemble Elgarrekin menée par Théo Salamon, cette hausse ne peut être dissociée d'une situation financière qu'ils jugent préoccupante. Ils dénoncent notamment une augmentation importante de l'endettement au cours du précédent mandat, ayant selon eux fragilisé la capacité d'autofinancement de la commune et réduit les marges de manœuvre budgétaires. Cette dégradation des comptes expliquerait en partie la nécessité de recourir à une hausse d'impôt, contrairement aux promesses initiales.
Des priorités budgétaires contestées
Mais au-delà des chiffres, c'est surtout la hiérarchie des priorités qui fait débat. Malgré un budget communal en progression, aucun financement n'a été inscrit pour la rénovation de l'école publique du bourg. Dans le même temps, des économies seraient réalisées sur les dépenses liées à l'alimentation et au périscolaire. Une orientation que l'opposition considère comme préoccupante alors que, pour certains enfants, le repas de la cantine représente parfois le seul repas équilibré de la journée.
Les élus s'inquiètent également de la baisse du budget du centre de loisirs, craignant une réduction des capacités d'accueil et des activités proposées cet été, au moment où de nombreuses familles ne pourront pas partir en vacances. Autre sujet de tension : l'absence de budget dédié au CCAS, malgré une augmentation des besoins sociaux sur la commune. « Nous pensons que les priorités auraient dû porter davantage sur l'éducation, l'enfance et l'accompagnement des publics les plus fragiles », souligne Théo Salamon. Pour l'opposition, le débat budgétaire à Briscous est donc loin d'être terminé.



