Immobilier des Alpes-Maritimes : une courbe des prix toujours ascendante
La Chambre des notaires des Alpes-Maritimes a dévoilé les chiffres du marché immobilier pour le premier trimestre 2026. Les données, présentées par Stéphane Paolino, notaire associé à Cagnes-sur-Mer et délégué à la communication de l'institution, confirment une tendance historique : les prix n'ont jamais baissé dans le département, même durant la crise du Covid-19.
Des hausses significatives dans plusieurs communes
Ce trimestre, la hausse moyenne des prix de vente d'appartements atteint 1,6% sur l'ensemble des Alpes-Maritimes. Cependant, certaines communes enregistrent des envolées bien plus marquées :
- Èze : +17,3%
- Peymeinade : +12,6%
- L'Escarène : +13,8%
- La Trinité : +14,5%
- Grasse : +8,3%
- Saint-André-de-la-Roche : +9,4%
À Nice, les quartiers de Nice Centre (+6,3%) ainsi que Riquier, Pasteur et Cimiez (+5%) connaissent également des augmentations notables. Menton affiche une progression plus modérée de +3,8%.
Un marché tendu et inaccessible aux primo-accédants
Le prix moyen d'une transaction s'élève à 227 800 euros pour une surface moyenne de 52 m². Ces petites surfaces pourraient laisser penser à une dynamique de primo-accession, mais le notaire tempère : « Il n'y a plus ou très, très peu de primo-accédants ».
La hausse des taux d'emprunt, qui pourraient approcher les 4% d'ici fin 2026 pour les prêts sur 25 ans, réduit considérablement le pouvoir d'achat. La clientèle se compose principalement de :
- Retraités et actifs vendant un bien pour s'installer dans la région
- Une clientèle étrangère représentant à peine 10% des acquéreurs
Facteurs structurels et perspectives
Plusieurs éléments expliquent cette tension du marché :
- Très peu de logements neufs à la vente
- Disparition des avantages de la loi Pinel
- Nouveau statut du bailleur privé encore récent
- Hausse des prix dans le Moyen et Haut pays (+12,5%), signe que les actifs s'éloignent pour trouver des surfaces plus grandes à des prix plus abordables, réduisant ainsi l'offre
Malgré les incertitudes géopolitiques, notamment la guerre au Moyen-Orient, et la conjoncture économique, l'immobilier des Alpes-Maritimes reste perçu comme une valeur refuge privilégiée par les particuliers. Le nombre de transactions reste stable en volume, confirmant la résilience de ce marché.



