Le fisc français cible Samir Nasri pour une fraude fiscale présumée de 5,5 millions d'euros
Selon une révélation du quotidien économique Les Échos, l'administration fiscale française aurait engagé une procédure de redressement à l'encontre de l'ancien international de football Samir Nasri. Le montant de ce redressement s'élèverait à plus de 5,5 millions d'euros, principalement au titre de l'impôt sur le revenu, pour les années 2020 à 2022.
Une résidence fiscale contestée à Dubaï
Le cœur du litige réside dans la déclaration de résidence fiscale de Samir Nasri. L'ancien joueur, qui a officiellement déclaré résider à Dubaï, aux Émirats arabes unis, est soupçonné par le fisc d'avoir en réalité vécu la majorité de son temps en France durant cette période. Cette situation constituerait une fraude fiscale, permettant d'échapper à l'imposition française.
Des preuves tangibles de sa présence en France
L'administration aurait rassemblé de multiples indices pour étayer ses accusations :
- La participation de Nasri à quarante émissions télévisées tournées en France en tant que consultant football pour Canal+.
- 212 repas commandés via l'application Deliveroo, tous livrés à une adresse parisienne.
- L'analyse de ses billets d'avion révélerait qu'il aurait passé entre 126 et 208 jours par an en France entre 2021 et 2023, contre seulement 42 à 124 jours dans la péninsule arabique.
Ces éléments contredisent fortement l'affirmation d'une résidence principale à l'étranger.
Des mesures conservatoires exceptionnelles
Face à ce contentieux, le fisc a pris des mesures conservatoires en attendant l'issue de la procédure. Il a notamment :
- Saisi les comptes bancaires de l'ancien milieu offensif, détenus auprès de la banque Edmond de Rothschild.
- Ordonné l'hypothèque d'un bien immobilier parisien appartenant à Samir Nasri.
Les Échos souligne que de telles saisies à ce stade de la procédure sont exceptionnelles. Les avocats de l'ancien footballeur contestent évidemment ces mesures et la procédure dans son ensemble.
Cette affaire met en lumière la vigilance accrue des autorités fiscales françaises concernant la domiciliation réelle des contribuables à haut revenu, notamment les personnalités publiques.



