Le gouvernement français maintient sa position sur la fiscalité des carburants
La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a clairement indiqué jeudi qu'aucune réduction de la fiscalité sur les carburants n'était envisagée pour le moment. Cette déclaration intervient dans un contexte de nouvelle hausse des prix du gaz et du pétrole, suite aux récentes attaques menées par l'Iran contre des installations énergétiques au Qatar.
Des contraintes budgétaires invoquées
Sur BFMTV, Maud Bregeon, qui occupe également le portefeuille de l'énergie, a expliqué que le scénario d'une baisse des taxes n'était pas à l'ordre du jour. Elle a toutefois reconnu les difficultés rencontrées par certains secteurs, comme les transporteurs ou les pêcheurs, qui ont été reçus tour à tour à Bercy pour évoquer leurs problèmes de trésorerie.
La porte-parole a souligné que le gouvernement ne disposait plus des moyens du « quoi qu'il en coûte », comme pendant la pandémie de Covid-19. Elle a rappelé l'objectif de maintenir le déficit public à 5% du produit intérieur brut (PIB) et a mis en avant le choix fait dans le budget 2026 de ne pas augmenter l'impôt des Français.
Une situation différente de 2022
Maud Bregeon a insisté sur le fait que la situation actuelle n'avait rien à voir avec celle de 2022, lorsque les prix de l'énergie avaient augmenté après l'invasion de l'Ukraine par la Russie. Elle a précisé que le gouvernement analysait les différentes possibilités en fonction de la durée du conflit et des difficultés économiques rencontrées.
Une réunion cruciale sur l'énergie
Évoquant une réunion prévue jeudi en fin de matinée autour du Premier ministre Sébastien Lecornu, Maud Bregeon a indiqué que ce rendez-vous visait à faire le point sur la situation énergétique. Toutes les options sont sur la table, a-t-elle affirmé, tout en insistant sur la nécessité de réduire le déficit public malgré les pressions pour débloquer des aides financières.
Les initiatives diplomatiques d'Emmanuel Macron
Par ailleurs, la porte-parole a rappelé les initiatives du président Emmanuel Macron en faveur du déblocage du détroit d'Ormuz. Le chef de l'État a appelé jeudi à un moratoire sur les frappes contre les infrastructures civiles au Moyen-Orient, notamment énergétiques. Emmanuel Macron a également indiqué avoir échangé avec le président américain Donald Trump et l'émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad al-Thani, pour trouver des solutions à la crise.
En conclusion, le gouvernement français reste ferme sur sa position fiscale concernant les carburants, tout en cherchant à apaiser les tensions internationales qui affectent les marchés énergétiques.



