Déficit public français en baisse à 5,1% du PIB en 2025, une amélioration inattendue
Déficit public français à 5,1% du PIB en 2025, mieux qu'attendu

Les chiffres publiés vendredi par l'Insee révèlent une amélioration inattendue des finances publiques françaises pour l'année 2025. Le déficit public s'est établi à 5,1% du produit intérieur brut, un résultat inférieur aux prévisions qui tablaient sur 5,4%. Cette performance représente un recul de 0,7 point par rapport à l'année 2024.

Une dynamique portée par les recettes fiscales

L'Institut national de la statistique souligne dans son communiqué que cette réduction du déficit est principalement attribuable à une accélération des recettes, elle-même impulsée par la hausse des impôts. Les recettes publiques ont progressé de 3,9% en 2025, après une augmentation de 3,2% en 2024. Cette accélération est particulièrement marquée pour les impôts courants sur le revenu et le patrimoine, qui ont bondi de 6,6% sur la période.

Une maîtrise relative des dépenses

Parallèlement, l'Insee note un ralentissement de la croissance des dépenses publiques. Celles-ci ont augmenté de 2,5% en euros courants en 2025, contre 4,0% l'année précédente. Cependant, cette croissance reste légèrement supérieure à celle du PIB en valeur (+2,0%), ce qui se traduit par une hausse de 0,9% en volume des dépenses.

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Impact sur la dette publique et objectifs futurs

Cette amélioration du déficit a permis une légère diminution du ratio de la dette publique, qui est descendu à 115,6% du PIB à la fin de l'année 2025. Cela représente une baisse de 1,6 point par rapport à la fin du troisième trimestre. En valeur absolue, la dette s'élève à 3 460,5 milliards d'euros, contre 3 484,1 milliards fin septembre.

Le gouvernement s'est fixé pour objectif de ramener le déficit autour de 5% du PIB en 2026. Cet objectif, jugé indispensable pour contenir l'envolée de la dette publique, paraissait plus facilement atteignable avant le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient fin février. Ce conflit est susceptible d'avoir des répercussions négatives sur la croissance économique et, par conséquent, sur les recettes fiscales futures, venant ainsi contrarier la trajectoire de réduction du déficit.

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