Ce qui devait être un simple vol entre Perpignan et Nantes s’est transformé en véritable parcours du combattant pour près de 150 passagers de la compagnie Volotea ce lundi 1er juin 2026. Parti avec un léger retard lundi midi, l’appareil n’a finalement jamais pu rejoindre sa destination en raison d’orages au-dessus de la région nantaise et a été dérouté vers Bordeaux.
Une attente interminable à bord
Bloqués plusieurs heures à bord de l’avion sans pouvoir descendre, les voyageurs ont attendu dans l’incertitude. Après l’annonce d’un re-décollage prévu à 17 h 15, les passagers ont finalement été autorisés à quitter l’appareil vers 18 h 45. Selon plusieurs témoignages, tous se sont retrouvés dans un aéroport quasiment vide, sans informations précises sur la suite de leur voyage.
« On a eu un trou de plusieurs heures sans aucune information. On a eu l’impression que l’annulation était comme ça ! Il y a sans doute eu un problème, mais nous ne le connaissons pas », déplore auprès de L’Indépendant Morgane (le prénom a été modifié).
Ravitaillement jugé insuffisant
Côté ravitaillement, les voyageurs ont reçu un gâteau en milieu d’après-midi puis un bon de 5 euros en soirée. Une somme jugée largement insuffisante. « On n’a même pas de quoi acheter un sandwich avec ça, surtout aussi tard dans un aéroport », explique la même passagère.
Un trajet en bus de 350 km
Ce n’est qu’à 21 h 25 qu’une solution de remplacement est proposée : un trajet en autocar jusqu’à Nantes, à quelque 350 kilomètres de Bordeaux. Pendant le voyage, beaucoup tentent d’organiser leur nuit et de trouver des solutions pour leurs correspondances ou réservations. Les passagers ont finalement atteint l’aéroport nantais vers 2 heures du matin, soit près de 13 heures après l’horaire d’arrivée final.
Indemnisation dérisoire
Les passagers affirment avoir « été largués en pleine nature » sans qu’aucune prise en charge supplémentaire ne leur soit proposée. Le lendemain, Volotea aurait versé 30 euros d’indemnisation à chaque voyageur concerné. Une somme qui ne compense pas les désagréments subis, selon les passagers.



