Ubisoft publie des résultats trimestriels solides mais l'action reste fragile
Le PDG d'Ubisoft, Yves Guillemot, ne cachait pas sa satisfaction lors de la présentation des derniers résultats du géant français du jeu vidéo. « Nous avons réalisé un troisième trimestre solide, au-delà de nos attentes », a-t-il déclaré avec un optimisme mesuré. Les chiffres publiés pour la période de juillet à septembre 2025 confirment cette performance avec un chiffre d'affaires stable à 318 millions d'euros par rapport à la même période en 2024.
Des indicateurs financiers en progression significative
Le véritable signal positif vient des « réservations nettes » (net bookings), un indicateur clé proche du chiffre d'affaires dans l'industrie du jeu vidéo. Ces réservations ont progressé de près de 12% sur un an, atteignant ainsi 338 millions d'euros pour ce troisième trimestre 2025. Cette croissance soutenue démontre une certaine résilience de l'entreprise face aux défis du marché.
Une reprise boursière timide et insuffisante
Malgré ces résultats encourageants, les marchés financiers restent prudents vis-à-vis d'Ubisoft. L'action de la société a certes légèrement rebondi le jeudi 12 février 2026, clôturant à 4,17 euros après une journée de cotation volatile. Cependant, cette modeste reprise ne doit pas masquer la réalité d'un titre qui a perdu l'essentiel de sa valeur depuis ses sommets historiques.
En effet, le cours actuel reste très éloigné des plus de 95 euros atteints en août 2018, ou même des 85 euros franchis en janvier 2021. Cette période faste correspondait à l'engouement exceptionnel pour les jeux vidéo durant les confinements liés à la pandémie de Covid-19. Depuis ce pic, la valeur boursière d'Ubisoft n'a cessé de dégringoler, malgré des efforts de restructuration et l'arrêt récent du jeu « XDefiant » accompagné de nouveaux licenciements.
La situation contrastée d'Ubisoft reflète les défis structurels auxquels fait face l'industrie du jeu vidéo : entre la nécessité de produire des résultats financiers solides à court terme et la pression constante pour innover et capturer l'attention d'un public de plus en plus exigeant. Les prochains trimestres seront déterminants pour savoir si l'entreprise pourra transformer ses performances opérationnelles en une reprise durable de sa valorisation boursière.



